Les possibilités qu’offrent les technologies financières sur la scène mondiale pour le Canada : Robert Atkinson

Transcription

Les technologies financières sont en quelque sorte un écosystème,

où plusieurs éléments précis doivent être en place pour fonctionner.

Tout d’abord, il faut une masse critique de spécialistes en science informatique

et en science des données, afin d’avoir les compétences techniques.

La bonne nouvelle, c’est que le Canada compte un grand nombre de ces spécialistes.

Mais la question cruciale est de savoir comment le gouvernement conçoit son cadre de réglementation.

Le gouvernement peut notamment concevoir un cadre qui favorise l’élaboration

et la mise en marché de nouvelles solutions liées aux technologies financières.

Dans certains pays, c’est ce qu’on appelle un « bac à sable réglementaire ».

Ce concept permet de protéger le consommateur, tout en permettant une certaine souplesse.

Cette souplesse réglementaire pourrait servir à repérer les mesures

qui font obstacle à la mise en place du nouveau modèle souhaité.

Cela permettrait de cerner les problèmes et de les régler.

Car, comme dans n’importe quel pays, il existe des frictions entre certains éléments

du cadre de réglementation du Canada et le déploiement des technologies financières.

Plus ces problèmes seront réglés rapidement et efficacement,

plus ce secteur pourra se développer rapidement au Canada.

Je pense que le Canada a la possibilité bien réelle de faire partie d’un marché nord-américain intégré.

Le Canada doit cesser de vouloir développer ses entreprises uniquement pour le marché canadien.

Il faut voir beaucoup plus loin.

Bien sûr, le secteur bancaire canadien,

qui compte cinq ou six grandes banques, a réussi à prospérer avec cette approche.

Cependant, la situation est tout autre dans le secteur des technologies financières,

car les coûts marginaux y sont faibles, mais les frais fixes élevés.

Il est donc très coûteux de développer un système,

mais on peut ensuite le déployer à très peu de frais à l’échelle internationale.

Bref, pour prospérer, je pense que le Canada devrait viser l’ensemble du marché nord-américain.

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