Esprit sportif

Transcription

Au fond, il y a beaucoup de ressemblances entre les affaires et notre jeu de hockey.

Et la concurrence en affaires ressemble à deux équipes de hockey qui se lancent sur la patinoire pour gagner.

En affaires, on a au moins deux entités (des équipes) dans une industrie ou un secteur...

et tout le monde cherche à gagner.

Quel que soit notre environnement concurrentiel, les hamburgers ou la gestion immobilières,

l’aérospatiale ou la microélectronique, le principe de base reste le même :

une saine concurrence profite à tous les Canadiens en augmentant le choix de produits,

en maintenant des bas prix et en favorisant l’innovation.

Au hockey, si on se contentait d’allumer les caméras et de laisser jouer les équipes :

  • sans règles (comme pour les hors-jeux ou les dégagements refusés);
  • sans règles de conduite pour les joueurs et les instructeurs sur la glace… et en dehors…
  • et sans arbitres ni juges de ligne…

… le résultat serait injuste et déroutant.

La cohésion (relative) de l’ensemble vient de la structure, des règlements,

des systèmes et des gens qui font respecter les règles pour que le jeu reste propre et loyal.

Le Bureau et le commissaire de la concurrence ressemblent beaucoup à des arbitres

qui veillent à l’esprit sportif et sifflent des infractions pendant un match.

Nous sommes là pour veiller à ce que les joueurs respectent les règles

et observer le déroulement du jeu afin de nous en assurer.

Régis par la Loi sur la concurrence et d’autres lois (notre livre de règlements),

nous avons le pouvoir de demander des mesures correctives en cas de mauvaise conduite.

Si une équipe de jeunes hockeyeurs est composée de joueurs pesant vingt kilos de plus,

mesurant quinze centimètres de plus et ayant trois ans de plus que ceux des autres équipes…

… nul doute qu’elle va dominer.

S’ils se lancent sur la glace contre des joueurs plus jeunes et plus petits

et jouent de façon trop physique et vicieuse, on parlera d’un abus de position dominante.

Nous entrons en action lorsqu’a lieu ce genre de comportement anticoncurrentiel.

Autre exemple.

Imaginons une ville où il n’y a que deux arénas.

Les exploitants de ces deux arénas se font concurrence pour vendre du temps de glace aux équipes locales

et aux personnes désireuses de louer les patinoires.

Et maintenant, supposons que ces deux exploitants s’entendent pour fusionner leurs activités.

Cette fusion risque de faire augmenter le prix du temps de glace ou de faire diminuer les services offerts.

La plupart des fusions favorisent la concurrence, ce qui est bon pour l’économie.

Par contre, cette fusion-ci n’augure rien de bon,

et nous pourrions l’examiner pour vérifier que le marché reste concurrentiel.

Exemple suivant :

On organise un tournoi de jeunes en région.

Il faut louer des autobus, et la ligue demande des offres pour signer la meilleure entente possible.

Mais voilà que deux propriétaires d’autobus se concertent pour truquer leurs offres

afin d’influencer le choix de la meilleure offre et de facturer un prix bien plus élevé que la normale.

C’est du truquage des offres, une sorte de fraude où les entreprises truquent

le résultat des processus d’appel d’offres au détriment des consommateurs.

Un dernier exemple :

Une équipe annonce du stationnement gratuit à tous les matches à domicile pour les acheteurs de billets de saison en ligne…

sans dire que l’offre ne s’applique qu’aux places les plus chères.

Les acheteurs de billets pourraient être induits en erreur et devoir débourser chaque fois pour le stationnement.

C’est de la publicité trompeuse.

Floués, les consommateurs doivent payer davantage... et ce n’est pas agréable.

En fait, c’est simple : de l’esprit sportif… et la partie va se jouer, comme d’habitude.

Si on passe de l’information sous silence ou si on triche, les conséquences pourraient être graves :

grosses sanctions pécuniaires, compensation pour les consommateurs, fortes amendes ou même long séjour en prison.

En passant, nous encourageons aussi le public à nous signaler toute infraction.

Il y va du maintien d’un marché loyal et concurrentiel.

Au Bureau de la concurrence, nous regardons, étudions et analysons le jeu sous TOUS les angles.

Bonjour, je suis le commissaire de la concurrence.

Au Bureau, nous voulons que les compagnies suivent les règles.

Sinon, nous les envoyons au « banc des pénalités ».

Compétitionnez pour gagner, et surtout… pas de coups bas!

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