Le Bureau de la concurrence ne contestera pas l’acquisition de Sun Media par Postmedia

Le 25 mars 2015 — OTTAWA (Ontario), Bureau de la concurrence

Après avoir examiné de façon approfondie durant cinq mois l’acquisition proposée des actifs médias de langue anglaise de Sun Media par Postmedia (y compris les journaux imprimés et propriétés numériques), le Bureau de la concurrence a conclu que cette acquisition n’aurait pas vraisemblablement pour effet d’empêcher ou de diminuer sensiblement la concurrence.

En conséquence, le Bureau ne s’oppose pas, pour le moment, à la transaction proposée en raison d’un ensemble de facteurs qui assureront le maintien de la concurrence, notamment :

  • l’absence de rivalité concurrentielle directe entre le journal grand format de Postmedia et les journaux en format tabloïde de langue anglaise de Sun Media;
  • la concurrence existante exercée par des quotidiens locaux gratuits;
  • la motivation de la société fusionnée à conserver son lectorat et à préserver la qualité rédactionnelle afin que ses journaux continuent d’attirer les annonceurs;
  • l’augmentation de la pression concurrentielle d’autres médias numériques dans un marché des médias en constante évolution.

Au cours de son examen, le Bureau a mené des consultations auprès de divers intervenants du marché et a eu recours à divers instruments d’analyse.

À ce titre, le Bureau a remis aux parties une lettre de non-intervention confirmant qu’il n’y a pas lieu de contester, pour le moment, la transaction proposée devant le Tribunal de la concurrence en vertu des dispositions de la Loi sur la concurrence relatives aux fusions.

Les faits en bref

  • Dans le cadre de son examen, le Bureau a évalué l’incidence potentielle de l’acquisition proposée sur les annonceurs et les lecteurs.
  • Le Bureau a aussi pris en considération le caractère dynamique des marchés des médias et les défis que doit relever le média traditionnel pour s’adapter à un monde de plus en plus numérique. Toutefois, son examen a révélé que les lecteurs et les annonceurs continuent d’attacher du prix au contenu et à la publicité publiés dans les journaux en dépit de la prolifération des substituts en format numérique.
  • Postmedia a soumis au Bureau des faits convaincants donnant à penser que la transaction proposée entraînera des gains en efficience significatifs.
  • En examinant les fusions, le Bureau tient compte d’un grand nombre d’éléments, dont le degré de concentration économique dans l’industrie concernée et les caractéristiques des parties qui fusionnent et de leurs concurrents.
  • Dans le cadre de sa démarche normale d’examen des fusions, le Bureau consulte un large éventail d’acteurs de l’industrie comme des fournisseurs, des concurrents, des clients, des associations et des experts.

Citation

« Étant donné l’importance que revêt pour les Canadiens la concurrence au sein des marchés des médias, le Bureau a effectué un examen approfondi de cette fusion. Nous avons constaté que les annonceurs et les lecteurs continuent d’attacher du prix aux journaux imprimés en dépit de la croissance d’Internet comme source d’information. Cependant, notre examen nous a permis de conclure que la transaction n’entraînerait pas d’effets anticoncurrentiels pour les lecteurs et les annonceurs. Le Bureau est un ardent défenseur de la concurrence et il continuera à contribuer au maintien de la concurrence sur les marchés des médias et à leur bon fonctionnement. »
John Pecman, commissaire de la concurrence

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