Bulletin
Le 10 septembre 2008
Le Bureau de la concurrence (le « Bureau ») est un organisme indépendant qui contribue à la prospérité des Canadiens en protégeant et en favorisant des marchés concurrentiels et en permettant aux consommateurs de faire des choix éclairés. Le présent bulletin constitue un guide concernant les programmes de conformité d’entreprise conçus pour assurer le respect de la Loi sur la concurrence, de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l’étiquetage des textiles et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux (les « Lois »).
L’objectif de ce bulletin est de servir de guide sur les mesures que les entreprises1 doivent prendre en considération afin de prévenir ou de minimiser leurs risques de contrevenir aux Lois et, le cas échéant, de déceler les contraventions. Le Bulletin fournit aussi des outils pour aider les entreprises canadiennes à élaborer leur propre programme de conformité. Par exemple, un cadre qui rassemble les exigences fondamentales d’un programme crédible et efficace se trouve en annexe2.
La mise en place d’un programme n’est pas requise par les Lois, mais dans certains cas un tribunal 3 peut l’ordonner. Les entreprises devraient néanmoins adopter une attitude proactive dans la promotion de la conformité. Toutes les entreprises devraient reconnaître la valeur d’un programme bien conçu, crédible et efficace, et le présent bulletin en présente les caractéristiques essentielles. Un programme crédible démontre l’engagement d’une société à conduire des affaires qui respectent la loi. Un programme efficace éclaire les employés sur leurs obligations juridiques, sur la nécessité de respecter les politiques et les procédures internes, sur les coûts, réels ou de renonciation (c’est-à-dire le coût de non-respect de la Loi), que peut entraîner une contravention à la Loi ainsi que sur le préjudice qu’une telle conduite peut causer à l’économie canadienne.
Un bon programme de conformité d’entreprise contribue à déterminer les limites d’une conduite acceptable et à discerner les situations où il serait souhaitable d’obtenir un avis juridique. En outre, dans certains cas, les tribunaux ont reconnu qu’un programme de conformité crédible et efficace est un facteur atténuant lorsque vient le temps d’évaluer les mesures correctives en cas de contravention.
Le Bureau est conscient que certaines entreprises ont peut-être déjà un programme en place, et il les encourage à vérifier que leur programme contient bien les éléments essentiels soulignés dans ce bulletin.
Le Bureau est aussi conscient que la conformité à la loi en matière de concurrence ne constitue qu’un aspect du vaste domaine de la conformité. Il conviendrait d’intégrer un tel programme dans un programme de conformité plus large, qui traite d’une multitude de questions liées à la conformité. De même, les entreprises qui mènent des activités dans un grand nombre de juridictions désireront peut-être mettre en uvre un programme de conformité à l’échelle de l’entreprise.
Bien que le Bureau ne se prononce pas sur les programmes de conformité, il peut, dans certains cas, conseiller et guider une entreprise dans l’élaboration d’un programme acceptable. L’objectif du Bureau dans le domaine des programmes de conformité internes est de promouvoir le respect des Lois.
Sheridan Scott
Commissaire de la concurrence
Le Bureau publie un éventail de lignes directrices, de bulletins et de brochures en vue de diffuser des renseignements et de favoriser la conformité avec les Lois.
Le Bureau a publié son premier Bulletin sur les programmes de conformité des entreprises (le « Bulletin ») en 1997. Il définissait la position du Bureau concernant les programmes de conformité d'entreprise (« programme(s) ») destinés à assurer le respect de la Loi sur la concurrence.
Le Bulletin a été actualisé compte tenu des modifications apportées à la Loi sur la concurrence et il comprend de l’information provenant de récentes publications du Bureau. De plus, le présent bulletin favorise l'observation de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l'étiquetage des textiles et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux. La démarche demeure la même : promouvoir le respect de la loi4. En vue d'atteindre cet objectif, le Bureau a enrichi le Bulletin et y propose davantage d’indications pour aider les entreprises canadiennes à élaborer leur propre programme de conformité. Les outils élaborés ont été intégrés dans le Bulletin et dans les annexes ci-jointes. Les annexes présentent des conseils généraux pour aider les entreprises à élaborer et à mettre en uvre des programmes efficaces et crédibles. Toutefois, ces outils devraient être considérés non pas comme prescriptifs, mais plutôt comme descriptifs. En outre, le contenu des annexes ne constitue pas des conseils juridiques. Toute entreprise désireuse d’élaborer un programme de conformité devrait obtenir des conseils juridiques indépendants.
La décision de mettre en œuvre un programme est généralement volontaire. Cependant, le Bureau recommandera ou exigera, au besoin, l’établissement d’un programme dans le cadre d’une ordonnance d’interdiction émise en vertu de l’article 34 de la Loi sur la concurrence, d’une ordonnance de probation5 et d’un consentement en vertu des articles 74.12 et 105 de la Loi sur la concurrence.
Chaque entreprise est unique, par conséquent chacune doit adapter son programme pour tenir compte des questions de conformité particulières à son industrie ou à son marché. Par exemple, le chef de file d’une industrie, une multinationale, une entreprise réglementée ou l’entreprise en démarrage ou encore l’entreprise qui a déjà enfreint la loi ont probablement tous des besoins différents quand il s’agit d’élaborer et de mettre en œuvre un programme crédible et efficace. Pour cette raison, aucun des éléments pertinents présentés dans le Bulletin n’est propre à une industrie ou à une entreprise particulière; ils constituent plutôt une base de référence pour l’élaboration de tout programme.
Les opinions exprimées dans le présent document ne visent pas à reformuler la loi et elles ne constituent pas un énoncé qui pourrait restreindre l’exercice du pouvoir discrétionnaire du commissaire de la concurrence
(le « commissaire ») dans une situation donnée. Par conséquent, le Bulletin ne peut remplacer le recours à un conseiller juridique. Les décisions concernant l’application de la loi et l’issue de toute affaire dépendent des circonstances particulières de chaque cas6. Les lecteurs sont invités à consulter les textes de loi pertinents lorsqu'une question de droit se pose, et dans l'éventualité où une situation particulière les préoccupe, ils devraient demander l'opinion d'un conseiller juridique indépendant. Ils peuvent également s'adresser au commissaire afin d'obtenir un avis écrit liant le commissaire relativement à un comportement ou à une pratique qu'ils envisagent de mettre en oeuvre, conformément à l'article 124.1 de la Loi sur la concurrence7. L’interprétation finale des Lois appartient aux tribunaux.
Chaque entreprise ou personne a l'obligation d'agir conformément à la loi. Le Bureau part du principe que toutes les entreprises et de leurs dirigeants préfèrent observer la loi plutôt que de s'exposer à des procédures découlant de contravention aux Lois. Le respect de la loi est important pour toutes les entreprises, peu importe leur taille, pour des raisons juridiques, mais aussi pour des raisons pratiques.
Les risques juridiques et économiques ainsi que les risques d’atteinte à la réputation liés au non-respect de la loi qu’encourent les entreprises et leurs administrateurs et dirigeants surpassent tout avantage qu’ils pourraient tirer de tels agissements. Par exemple, l’entreprise qui contrevient aux dispositions civiles ou criminelles de la Loi sur la concurrence s’expose à de lourdes amendes ou sanctions administratives pécuniaires et à une action en recouvrement de dommages-intérêts de la part des parties civiles aux termes de l’article 36 de la Loi sur la concurrence8. De plus, la plupart des provinces ont mis en place un mécanisme qui permet d’autoriser les recours collectifs, et il n’est pas rare de voir de telles actions déposées lorsqu’une infraction à la Loi sur la concurrence a été commise.
Le non-respect de la loi peut également se traduire par une publicité négative, une perte de temps pour la direction, des coûts juridiques élevés et l’interdiction de participer aux processus d’appels d’offres du gouvernement. De plus, les personnes reconnues coupables d’une infraction criminelle peuvent se voir condamnées à une peine d’emprisonnement, à une amende, ou aux deux.
Il ne faudrait pas sous-estimer l’importance d’un programme de conformité permettant d’éviter des contraventions aux Lois et de repérer et de corriger de telles situations. Les procédures mises en place dans le cadre d’un programme de conformité servent non seulement à repérer des comportements illégaux ou douteux, mais également à favoriser la sensibilisation à l’égard des normes de conduite éthiques.
Un programme crédible et efficace permet aux entreprises d’éviter les contraventions aux Lois, de détecter dès les premiers signes tout manquement fortuit ou non autorisé et de déceler les contraventions commises par d’autres sociétés qui affectent leurs activités. Un dépistage précoce contribue également à la gestion des risques puisqu’il permet à l’entreprise ou au particulier d’être les premiers à demander l’immunité contre les poursuites ou d’être mieux placés pour demander toute autre forme de clémence.
Avoir en place un programme crédible et efficace aide à garantir que l’entreprise connaît les pouvoirs que la loi confère au commissaire. La Loi sur la concurrence permet au commissaire de demander à un juge une ordonnance permettant au personnel du Bureau d’effectuer une perquisition et de saisir des documents et obligeant une personne à se soumettre à un interrogatoire ou à produire des documents. Dans un tel cas, l’entreprise qui omet de se conformer à l’ordonnance du tribunal est passible de sanctions criminelles. Il est donc essentiel que l’entreprise réponde à l’ordonnance du tribunal obtenue par le commissaire en application de la Loi sur la concurrence. En outre, la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, la Loi sur l’étiquetage des textiles et la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux confèrent aux employés du Bureau le pouvoir de pénétrer dans les locaux d’un fournisseur sans mandat en vue de procéder à une inspection et de vérifier que la loi est respectée9. Un programme devrait par conséquent donner des conseils sur la façon de répondre correctement aux ordonnances des tribunaux et aux pouvoirs d’inspection10 afin de protéger l’entreprise contre des accusations d’entrave à la justice11.
Un programme joue également un rôle crucial pour les associations commerciales, car ces dernières font face à des situations concurrentielles qui leur sont propres. Étant donné qu’une association offre une tribune où les concurrents collaborent aux activités de l’association, cette dernière est exposée à des risques de conduite anticoncurrentielle. Le Bureau a enquêté sur de nombreux cas où une association commerciale était impliquée dans une entente nuisant à la concurrence. Il est donc essentiel pour les associations commerciales de mettre en place un programme de conformité interne crédible et efficace avec des codes d’éthique et de conduite stricts. Ces programmes pourraient prévenir des agissements inappropriés et protéger l’association afin qu’elle ne soit pas utilisée comme un véhicule dans la poursuite d’activités illégales. Ils permettraient également aux membres de l’association commerciale de bénéficier pleinement des activités de l’association tout en atténuant le risque de contravention par inadvertance12.
La liste suivante présente certains avantages d’un programme crédible et efficace.
Les politiques, les procédures et la formation ne suffisent pas, à elles seules, à assurer le respect de la loi. Pour être efficaces, elles doivent faire partie intégrante d'une culture globale qui élève la conformité au rang de valeur fondamentale.
Pour favoriser une culture de conformité, il faut commencer par le haut. La haute direction doit donner l’exemple et reconnaître qu’une partie de son rôle de dirigeant est de veiller au respect de la loi et de toute ordonnance imposée à l’entreprise par un tribunal.
La haute direction est chargée de veiller à la conformité, mais cette responsabilité peut être déléguée à une personne ou à un groupe désigné (agent de conformité ou autre titre(s) approprié(s)), qui sera chargé de la mise en œuvre d’un programme efficace et crédible (y compris les volets de formation, de surveillance et de supervision d’un système de signalement en cas de plainte ou d’écart de conduite). Peu importe la taille et les ressources d’une entreprise donnée, la personne ou le groupe responsable de la conformité doit agir de façon efficace, c’est-à-dire qu’il lui faut un certain degré d’indépendance, de professionnalisme, d’autonomie et de soutien financier ainsi qu’une solide compréhension de ce qui se déroule au sein de l’entreprise. Il est important de faire remarquer que, même si d’autres assurent l’exécution du programme, les gestionnaires assument la responsabilité finale en ce qui concerne la conformité réelle.
Les employés ont également un rôle important à jouer dans le succès du programme puisque, dans les faits, ce sont eux qui sont responsables des activités de l’entreprise au quotidien. Une entreprise peut envisager de demander aux employés qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être exposés à de telles activités de signer un document indiquant qu’ils ont lu et compris le programme, les politiques et les procédures de l’entreprise14.
Comme nous l’avons mentionné plus haut, il est reconnu qu’un programme crédible et efficace doit être adapté à la situation particulière de l’entreprise et qu’il peut varier selon les ressources de cette dernière. Même si une petite entreprise ne dispose pas toujours des ressources nécessaires pour mettre en œuvre un programme détaillé, elle peut néanmoins favoriser la culture de la conformité par des mesures exigeant moins de ressources, par exemple en renseignant ses employés sur la loi et sur les conséquences qu’entraîne le non-respect de celle-ci.
Un programme adéquat comporte cinq éléments essentiels, peu importe le modèle adopté, son niveau de complexité ou la taille de l’entreprise. Les cinq éléments essentiels qui devraient être intégrés à tout programme sont les suivants :
Chacun de ces éléments est détaillé ci-dessous.
Compte tenu des objectifs différents des Lois, certains éléments d’un programme doivent être adaptés à la loi en question. Le Bureau reconnaît que les entreprises doivent disposer d’une marge de manoeuvre suffisante pour adopter un programme intégré qui tient compte de toutes les Lois ou des programmes distincts pour chacune des Lois, dans la mesure où elles respectent les exigences fondamentales d’un programme efficace et crédible.
L’appui clair et sans équivoque de la haute direction est la base d’un programme de conformité d’entreprise crédible et efficace.
La haute direction, dans l’exercice de ses obligations fiduciaires, doit toujours agir avec prudence, compétence et diligence et le faire dans le meilleur intérêt de l’entreprise, ce qui inclut le respect des lois et règlements qui s’appliquent à son secteur d’activité. Elle doit cerner et évaluer les principaux risques qui menacent l’entreprise et mettre en œuvre des systèmes appropriés pour les gérer.
La haute direction doit favoriser une culture de la conformité au sein de l’organisation en jouant un rôle actif et visible dans la promotion du programme. En démontrant sa détermination à assurer la conformité, la haute direction véhicule le message que les contraventions aux Lois ne sont pas des pratiques commerciales acceptables. Pour préserver une culture de la conformité, la haute direction doit périodiquement renforcer son message en mettant en appliquant le programme vigoureusement. Il faut souligner que la formulation de valeurs et de principes devient inutile si l’on ne prêche pas par l’exemple. L’échec des programmes est principalement attribuable au défaut de les mettre à exécution.
La haute direction devrait communiquer avec le conseil d’administration et rendre compte des questions liées au programme de conformité, comme les progrès et les infractions. Le conseil devrait également intervenir dans la nomination de la personne ou du groupe responsable de la conformité, l’approbation du programme de conformité de l’entreprise et toute mesure disciplinaire consécutive à une infraction. La participation du conseil constitue aussi une protection supplémentaire, advenant qu’un cadre supérieur soit à l’origine d’une contravention à la loi.
Voici quelques suggestions en vue de satisfaire à cette exigence :
Les grandes lignes d’un programme de conformité devraient être résumées dans une publication de l’entreprise.
L’élaboration et la rédaction de politiques et de procédures de conformité adaptées aux activités de l’entreprise sont essentielles au succès du programme. Ces politiques et procédures devraient être actualisées, au besoin, de façon à refléter les changements importants de l’entreprise, la loi, des politiques de mise en application du Bureau ou de l’industrie (par exemple, la déréglementation). Des mesures raisonnables devraient être prises pour informer rapidement les employés de tels changements. La documentation devrait être largement accessible à tous les employés dans un format facile à consulter.
Des exemples devraient être fournis pour démontrer aux employés la pertinence des politiques et des procédures dans les activités quotidiennes. Par exemple, si l’entreprise présente fréquemment des soumissions, elle pourrait inclure dans ses politiques et procédures une liste de choses à faire et à ne pas faire pendant la préparation d’une soumission.
Voici quelques suggestions en vue de satisfaire à cette exigence :
Un programme de conformité d’entreprise crédible et efficace comporte un volet de formation continue axé sur les problèmes de conformité à l’intention des employés de tous les niveaux qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être exposés à de telles activités.
L’un des principaux objectifs d’un programme est de prévenir les contraventions aux Lois. Au même titre que les employés, la haute direction doit connaître les paramètres d’un comportement acceptable. Il est essentiel de former les employés de manière à ce qu’ils puissent reconnaître les agissements illégaux et de les sensibiliser à l’éventail des pénalités et des mesures correctives en cas de non-conformité. Compte tenu des caractéristiques propres à chaque industrie, le Bureau reconnaît qu’une entreprise a besoin d’une certaine marge de man uvre pour concevoir des programmes efficaces de communication et de formation en matière de conformité.
La sensibilisation et la formation doivent démontrer de façon concrète au personnel la manière dont les politiques et procédures de conformité affectent ses activités quotidiennes16. La documentation elle-même ayant une portée limitée en matière de promotion de la conformité, il est donc très important que l’entreprise choisisse les outils les plus efficaces possible pour former ses employés. Par exemple, les séminaires en petits groupes, les guides, les courriels, la formation en ligne et les ateliers constituent différentes méthodes ayant prouvé leur efficacité. Réunir des employés qui exercent des fonctions semblables pour leur présenter des scénarios portant sur leur contexte de travail et en discuter permet de lier les politiques et les procédures de l’entreprise aux situations particulières qui peuvent se présenter. D’autres outils de formation peuvent porter sur la description d’agissements illégaux. On peut également émettre des bulletins traitant de problèmes courants en matière de conformité qui peuvent perturber les activités de l’entreprise.
Un programme crédible et efficace doit permettre d’inculquer les notions générales et les règles particulières aux personnes appelées à faire face à des situations présentant un risque par rapport aux Lois.
Le Bureau offre une panoplie de publications et d’outils sur la conformité qui peuvent servir au volet formation et sensibilisation d’un programme d’entreprise17.
De préférence, la formation doit être assurée par des spécialistes (par exemple, un avocat ou un agent de conformité compétent) et le contenu devrait être le même pour toute l’entreprise afin d’éviter toute information contradictoire. Peu importe la méthode retenue, il est indispensable de donner aux employés l’occasion de discuter en profondeur des questions et réponses.
La haute direction devrait également jouer un rôle actif en diffusant des messages sur la conformité, renforçant ainsi son soutien au programme, et en participant aux activités de formation nécessaires, en envoyant des courriels à l’appui du programme de conformité et en mentionnant le programme au cours d’exposés et d’autres allocutions. À ce titre, la haute direction peut tirer parti de l’information offerte par le Bureau pour former les employés et leur donner des exemples d’entreprises et d’individus qui ont été sanctionnés pour avoir contrevenu aux Lois.
L’efficacité de la formation doit être périodiquement évaluée par l’agent de conformité de l’entreprise ou par une personne exerçant une fonction semblable. Par exemple, l’entreprise peut tester les connaissances des employés au sujet de la loi ainsi que de ses politiques et procédures de conformité afin de déterminer s’il y a lieu d’actualiser ou de modifier son programme.
Voici quelques suggestions en vue de satisfaire à cette exigence :
Les mécanismes de contrôle, de vérification et de signalement sont essentiels au succès de tout programme de conformité d’entreprise.
Des mécanismes de contrôle, de vérification et de signalement efficaces permettent de prévenir et de détecter les écarts de conduite, de sensibiliser les employés, de faire savoir aux employés et aux gestionnaires qu’ils peuvent faire l’objet d’une vérification, et de déterminer l’efficacité du programme dans son ensemble.
Par ailleurs, les meilleures procédures de contrôle, de vérification et de signalement permettent à l’entreprise de cerner les secteurs à risque, les secteurs qui nécessitent une formation additionnelle et les secteurs où des développements en matière de conformité exigeraient que de nouvelles politiques soient élaborées. Ce volet du programme s’organise selon les besoins propres à l’entreprise, comme la mesure dans laquelle elle est exposée à des risques de contravention aux Lois. Le Bureau n’appuie aucune procédure ni aucun ensemble de procédures en particulier; l’entreprise doit plutôt être convaincue que les mesures qu’elle met en œuvre sont généralement efficaces pour prévenir les contraventions aux Lois et, le cas échéant, déceler de tels agissements et y remédier.
Même si l’ensemble de ces mécanismes sont nécessaires à la réussite de tout programme de conformité, la haute direction doit enquêter sur toutes les questions soulevées liées à la conformité et devrait prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme aux contraventions en cours et à venir.
Un mécanisme de contrôle s’entend des procédures permanentes mises en œuvre en vue d’éviter une contravention aux Lois. La preuve de ces efforts peut également étayer une défense fondée sur la diligence raisonnable, en cas de litige18. Selon les risques, il peut être nécessaire d’effectuer un contrôle périodique ou permanent. Une entreprise doit trouver l’occasion de vérifier si ses pratiques internes et externes sont susceptibles de contrevenir aux Lois.
Les vérifications peuvent être périodiques, ponctuelles ou déclenchées par un événement. Elles visent à déterminer si une contravention aux Lois a eu lieu. Les méthodes de vérification peuvent varier d’une entreprise à l’autre, selon les risques propres à chacune. Les vérifications ont pour objet de déterminer si une contravention a eu lieu et, le cas échéant, si les mesures appropriées ont été prises.
La mise en place d’une procédure de signalement interne encourage les employés à fournir en temps opportun des renseignements fiables, qui peuvent éventuellement servir de point de départ à une enquête plus approfondie par l’entreprise. Les employés doivent être encouragés à dénoncer librement tout agissement qui leur semble contrevenir aux Lois ou aux politiques de l’entreprise. Le programme devrait indiquer clairement les agissements qui doivent être dénoncés, le moment pour le faire et à qui les dénoncer.
Un système de signalement efficace peut être mis sur pied de différentes façons, par exemple en mettant en place un système de signalement confidentiel, en appuyant une politique de la porte ouverte, en réservant une ligne téléphonique confidentielle ou en nommant un conseiller juridique comme personne-ressource pour les questions de conformité.
Bien qu’il soit important de mettre en place un mécanisme de signalement interne, certaines situations peuvent exiger l’utilisation d’un mécanisme externe. Un programme doit également informer les employés qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être exposés à de telles activités de l’existence du programme d’immunité offert par le Bureau et des dispositions relatives à la dénonciation de la Loi sur la concurrence (articles 66.1 et 66.2)19.
Voici quelques suggestions en vue de satisfaire à cette exigence :
Des mesures disciplinaires systématiques et des mesures incitatives démontrent que l’entreprise prend au sérieux les contraventions aux Lois.
Il est important de mettre en place un code disciplinaire ou une politique s’appliquant aux personnes qui se livrent ou participent à des agissements illégaux – ou aux personnes qui refusent de respecter le programme de conformité – non seulement parce qu’il produit un effet dissuasif mais aussi parce qu’il reflète la politique de l’entreprise contre de tels agissements. Un programme crédible et efficace doit énoncer clairement que des mesures disciplinaires (comme la suspension, la rétrogradation, le congédiement, voire des poursuites en justice) seront imposées à un employé qui agit de façon contraire aux Lois.
La mise en place de mesures incitatives adéquates (par exemple, la conformité pourrait entrer en ligne de compte dans les évaluation des employés, la promotion et les primes) visant le respect du programme de conformité peut grandement favoriser l’instauration d’une culture de conformité. Les mesures incitatives peuvent constituer des outils efficaces pour une entreprise qui désire prendre des mesures concrètes en vue d’assurer la promotion de la conformité.
Toute mesure ou procédure disciplinaire devrait être adéquatement documentée de manière à pouvoir soutenir une défense fondée sur la diligence raisonnable si l’entreprise est accusée d’avoir contrevenu aux Lois20. L’entreprise devrait également prendre les mesures disciplinaires qui s’imposent contre les gestionnaires qui ne prennent pas les mesure nécessaires pour prévenir et repérer les cas d’inconduite.
Voici quelques suggestions en vue de satisfaire à cette exigence :
L’existence d’un programme ne protège pas l’entreprise ou les personnes contre les mesures d’application de la loi susceptibles d’être prises par le commissaire ou les poursuites pouvant être engagées par le DPP21. Toutefois, quand vient le temps de choisir la manière la plus appropriée de régler un cas d’infraction, lorsque l’exercice de la diligence raisonnable entre en jeu, le commissaire et le DPP peuvent tenir compte de l’existence d’un programme crédible et efficace.
Par ailleurs, lorsqu’une entreprise dispose d’un programme et qu’une contravention est commise, on pourra tout de même considérer que le programme est crédible et efficace si l’on peut démontrer que le programme a été conçu, mis en œuvre et appliqué raisonnablement dans les circonstances.
Les entreprises et les personnes ayant participé à des activités susceptibles de contrevenir aux dispositions criminelles de la Loi sur la concurrence peuvent, dans certaines circonstances, communiquer avec le Bureau et demander l’immunité contre les poursuites, à condition de coopérer à l’examen effectué par le Bureau et à toute poursuite qui en découlerait. Selon le Programme d’immunité du Bureau, le commissaire recommandera au DPP d’octroyer l’immunité contre les poursuites à la première partie qui se présente au Bureau et qui satisfait aux critères déterminés22. Cependant, la décision d’accepter ou de rejeter la recommandation du commissaire est laissée à l’entière discrétion du DPP.
Seule la première entreprise impliquée dans l’infraction présentant une demande peut revendiquer l’immunité contre des poursuites. Les parties qui se présentent après le premier arrivé peuvent demander une autre forme d’indulgence au DPP, comme une recommandation aux tribunaux d’une amende moins élevée en échange d’une collaboration avec le Bureau et le DPP23. Le degré de clémence offert par le DPP est généralement réduit après chaque demande reçue. Par conséquent, le moment auquel est déposée une demande de clémence est très important. Un programme de conformité de l’entreprise aide une entreprise à repérer plus rapidement une violation des dispositions criminelles de la Loi sur la concurrence, ce qui lui permettrait de bénéficier de l’immunité accordée au premier demandeur ou d’être traitée avec plus de clémence.
Une entreprise, après avoir présenté une demande d’immunité ou de clémence, peut choisir de mettre en uvre un nouveau programme de conformité de l’entreprise ou d’apporter des changements au programme en place afin de mieux respecter les dispositions de la Loi sur la concurrence. Cela aidera aussi l’entreprise à adopter, à l’avenir, des politiques et des pratiques conformes à la loi. Le Bureau recommandera fortement qu’une entreprise présentant une demande d’immunité ou de clémence mette en uvre un programme crédible et efficace s’appuyant sur le présent bulletin.
Dans le cas d’une infraction criminelle, où l’exercice d’une diligence raisonnable est en cause, l’existence d’un programme crédible et efficace peut être considérée comme un facteur atténuant qui peut inciter le commissaire à atténuer la sanction qu’il recommandera au DPP de soumettre au tribunal. Cependant, la décision d’accepter ou de rejeter la recommandation du commissaire demeure à l’entière discrétion du DPP.
Le commissaire peut s’adresser au tribunal en vue d’obtenir une ordonnance corrective en ce qui concerne des comportements susceptibles d’examen. Comme pour les infractions criminelles, l’existence d’un programme crédible et efficace peut aider l’entreprise à établir des circonstances atténuantes, notamment que l’activité anticoncurrentielle est contraire à ses politiques ainsi qu’aux actions et aux déclarations de la haute direction, et que l’activité a pris fin dès que la haute direction en a eu connaissance. Selon le cas, l’existence d’un programme crédible et efficace peut influencer positivement l’ampleur des mesures correctives demandées par le commissaire et donner lieu à des mesures correctives atténuées. Par exemple, le montant de la sanction administrative pécuniaire envisagé par le commissaire pourrait être réduit dans un cas de pratiques commerciales trompeuses.
Les dispositions relatives aux indications fausses ou trompeuses ou aux pratiques commerciales trompeuses de la Loi sur la concurrence qui interdisent de donner des indications fausses ou trompeuses au public en vue de promouvoir un produit ou un intérêt commercial peuvent donner lieu à des poursuites civiles ou criminelles si la preuve démontre que l’on a posé les actes sciemment ou sans se soucier des conséquences. Pour décider s’il y a lieu de poursuivre une affaire au criminel ou au civil, le Bureau tiendra notamment compte de l’existence d’un programme crédible et efficace et déterminera s’il est dans l’intérêt public de recommander au DPP le dépôt d’accusations au criminel contre une entreprise ou une personne.
Dans certains cas de contravention aux dispositions relatives aux indications fausses ou trompeuses et aux pratiques commerciales trompeuses de la Loi sur la concurrence ou de contravention à certaines dispositions de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l’étiquetage des textiles ou de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux, l’entreprise peut soutenir qu’elle a fait preuve de diligence raisonnable en vue d’empêcher les agissements en cause.
Même si un programme interne ne constitue pas, à lui seul, une défense contre des allégations de faute aux termes d’une des Lois, un programme crédible et efficace peut permettre à une entreprise de prouver qu’elle a pris des mesures raisonnables pour éviter de contrevenir à la loi. À cet égard, un tel programme pourrait étayer une défense fondée sur la diligence raisonnable. Des éléments de preuve documentés de conformité de l’entreprise peuvent appuyer une défense fondée sur la diligence raisonnable, au besoin.
Selon le cas, une contravention aux Lois peut donner lieu à un règlement sans procédure contentieuse devant un tribunal. Les efforts que déploie le Bureau en vue d’améliorer la conformité en évitant les procédures contentieuses sont appuyés par l’existence d’autres instruments de règlement (« AIR »), qui peuvent se traduire par la persuasion et le consentement. Les AIR comprennent les consentements prévus aux articles 74.12 et 105 de la Loi sur la concurrence, les ordonnances d’interdiction par consentement rendues par un tribunal24, les engagements, la publication d’avis correctifs, des prises de contact visant à informer, les lettres d’information, les lettres d’avertissement et les réunions axées sur la conformité.
Dans certaines circonstances, le commissaire peut être mieux disposé à examiner un autre mode de règlement du litige si l’entreprise est en mesure de démontrer :
Bien qu’un programme interne ne soit pas une condition préalable aux AIR dans les affaires civiles ou criminelles, l’existence d’un programme crédible et efficace permet à une entreprise de satisfaire aux exigences susmentionnées25.
Si le commissaire estime qu’il est approprié de résoudre une affaire à l’aide d’un autre mode de règlement, et si l’entreprise n’a pas encore adopté de programme de conformité, le commissaire exigera, au besoin, la mise en œuvre d’un programme dans les conditions prévues aux fins du règlement. Si un programme est déjà en place, le commissaire exigera, au besoin, que l’entreprise révise son programme et qu’elle y apporte les changements nécessaires pour éviter que les agissements se répètent.
Lorsque la mise en œuvre d’un programme de conformité interne fait partie des conditions du règlement, l’entreprise peut être tenue de démontrer au commissaire que son programme pourra vraisemblablement prévenir les agissements contrevenant aux Lois. Comme point de départ, l’entreprise peut consulter la partie IV – Exigences minimales pour un programme de conformité d’entreprise crédible et efficace – en vue de déterminer si le programme de conformité qu’elle se propose d’adopter est crédible et efficace.
Si la haute direction a participé aux agissements allant à l’encontre des Lois ou les a tolérés, il semblera clair pour le Bureau que la haute direction n’était pas sérieusement déterminée à assurer la conformité et que le programme n’était ni crédible, ni efficace. Le fait de commettre sciemment une contravention malgré l’existence d’un programme peut être retenu comme un facteur aggravant contre les individus concernés lorsque le commissaire étudie la possibilité de recommander le dépôt d’accusations contre ces individus. En outre, dans de telles circonstances, le commissaire pourrait recommander que l’entreprise fasse également l’objet d’accusations, à moins qu’elle ne puisse montrer qu’elle a fait preuve de diligence raisonnable pour empêcher la contravention.
Si le programme est un subterfuge utilisé dans le seul but de dissimuler une contravention ou de détourner la responsabilité, ce fait peut être considéré comme un facteur aggravant quand vient le temps de déterminer la peine ou un règlement, y compris des sanctions administratives pécuniaires. Dans de telles circonstances, les agissements des parties à l’entreprise seront examinés attentivement.
L’application fructueuse des lois canadiennes sur la concurrence est grandement attribuable à la conformité volontaire des entreprises et des personnes. Un programme de conformité efficace est un outil précieux pour la prévention et la détection de pratiques anticoncurrentielles.
Un programme de conformité sensibilise le personnel d’une entreprise aux caractéristiques fondamentales de la législation en matière de concurrence et au préjudice important que peut causer la non-conformité.
Il est donc crucial de mettre en place un programme crédible et efficace qui aidera à préciser les paramètres d’une conduite des affaires irréprochable et qui améliorera la compréhension de ce que constitue un comportement acceptable, de sorte que les pratiques concurrentielles se poursuivent vigoureusement en toute légalité.
Ce cadre du programme de conformité d’entreprise (« cadre ») a été élaboré pour aider les entreprises canadiennes à concevoir leur propre programme en fonction de l’une ou plusieurs des lois suivantes, soit la Loi sur la concurrence, la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation, la Loi sur l'étiquetage des textiles et la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux (« Lois »). Ce cadre doit être utilisé conjointement avec le Bulletin sur les programmes de conformité d’entreprises du Bureau de la concurrence (« Bureau »). Le cadre renvoie à des annexes (p. ex. programmes de formation et de sensibilisation, mécanismes de contrôle, de vérification et de signalement et code disciplinaire) qui doivent être rédigées par les entreprises selon leurs besoins et selon les risques en matière de concurrence auxquels elles peuvent avoir à faire face.
Le cadre constitue un outil souple qu’il faudrait adapter aux activités et aux ressources particulières de chaque entreprise. Il n’est qu’un guide général, et le Bureau ne jugera pas un programme de conformité incomplet ou non crédible si une entreprise s’en écarte, pourvu que cet écart soit raisonnable selon la situation. Ce cadre n’engage pas le commissaire de la concurrence (« commissaire »). Il est offert à titre indicatif et ne doit pas être considéré comme un programme de conformité d’entreprise en soi; il doit être modelé selon les besoins de l’entreprise. De plus, le contenu du cadre ainsi que les annexes ne constituent pas des avis juridiques. En conséquence, les lecteurs sont invités à demander l’avis d’un conseiller juridique indépendant au moment d’élaborer un programme de conformité d’entreprise.
[ ] Doit être rempli par l’entreprise concernée.
Ce programme de conformité d’entreprise (y compris les politiques et les procédures) (« programme ») a été mis au point afin que notre entreprise se conforme à la Loi sur la concurrence / Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation / Loi sur l'étiquetage des textiles / Loi sur le poinçonnage des métaux précieux (suivant le cas)], tout en offrant des produits et des services de qualité à nos clients et en demeurant compétitive sur les marchés canadiens et à l’échelle mondiale.
Il comprend des conseils pratiques sur les règles de conduite qui aideront notre entreprise à anticiper et à prévenir les contraventions, ou à les détecter et à les signaler si jamais elles surviennent. Ce programme doit être utilisé dans le cours normal de nos activités par tous les employés.
1.2.1 [Entreprise X] s’engage à respecter l'esprit et la lettre de la loi. Il est possible que ce programme établisse des normes plus sévères que celles indiquées dans la [Loi sur la concurrence / Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation / Loi sur l'étiquetage des textiles / Loi sur le poinçonnage des métaux précieux (suivant le cas)]. Néanmoins, il est impératif que ces exigences soient respectées à la lettre.
[Un message du président-directeur général, ou de son homologue, énonçant son engagement envers les politiques et les procédures comprises dans ce programme ainsi que son intention de respecter rigoureusement les Lois peut être introduit ici.]
1.2.2 Notre entreprise a nommé une personne responsable de l’élaboration, de la mise en œuvre et du maintien du programme. On peut joindre l’[agent de conformité ou autre titre de poste] au : [coordonnées].
1.3.1 Tous les employés de l’entreprise ont le devoir de se conformer aux Lois. Le respect des Lois protège non seulement l’entreprise mais aussi tous ses employés.
1.3.2 De plus, nous avons élaboré des politiques et des procédures, à l’annexe [ ], afin d’aider les employés à reconnaître les conduites répréhensibles et à savoir quand demander conseil.
L’objet de la législation sur la concurrence du Canada est de préserver et de favoriser la concurrence au Canada. Les Lois favorisent un marché concurrentiel en interdisant certaines activités qui pourraient diminuer ou empêcher la concurrence ou faire du tort aux consommateurs. Le commissaire et le Bureau de la concurrence
(« Bureau ») sont chargés d’assurer et de contrôler l’application des Lois.
La Loi sur la concurrence, une loi fédérale qui régit la majeure partie de la conduite des entreprises au Canada, renferme la législation sur la concurrence du Canada. Elle contient des dispositions d’ordre criminel et civil visant à empêcher certaines pratiques publicitaires et elle établit certaines interdictions relatives aux relations entre les concurrents et sur la manière dont les entreprises doivent traiter leurs fournisseurs et leurs clients. Plus précisément, la Loi sur la concurrence traite, entre autres, du complot (comme la fixation des prix), du truquage des offres, de la discrimination par les prix, de l’établissement de prix d'éviction, des primes d'incitation à caractère discriminatoire, du double étiquetage, de la commercialisation à paliers multiples et de la vente pyramidale, du maintien des prix, de la vente à prix d'appel, de la vente au-dessus du prix annoncé, des fusions, des refus de vendre, de la vente par voie de consignation, de l’exclusivité, de la vente liée, des limitations du marché, de l’abus de position dominante, du prix à la livraison et des accords de spécialisation.
La Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation est une loi de nature réglementaire portant sur l’emballage, l’étiquetage, la vente, l’importation et la publicité de produits préemballés. Elle exige que les produits de consommation préemballés portent des étiquettes sur lesquelles figurent des renseignements exacts et pertinents afin d’aider les consommateurs à prendre des décisions d’achat éclairées. La Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation interdit toute indication fausse ou trompeuse et précise les renseignements qui doivent figurer sur l’étiquette, tels que le nom du produit, la quantité nette et le nom du fournisseur.
La Loi sur l’étiquetage des textiles est une loi de nature réglementaire portant sur l’étiquetage, la vente, l’importation et la publicité d’articles textiles de consommation. Elle exige que les articles textiles portent des étiquettes sur lesquelles figurent des renseignements exacts et pertinents afin d’aider les consommateurs à prendre des décisions d’achat éclairées. La Loi sur l’étiquetage des textiles interdit les indications fausses ou trompeuses et précise les renseignements qui doivent figurer sur les étiquettes, tels que le nom générique de chaque fibre contenue dans le produit ainsi que le nom complet du fournisseur et son adresse postale ou son numéro d’identité CA.
La Loi sur le poinçonnage des métaux précieux est une loi de nature réglementaire portant sur le poinçonnage d’articles composés de métaux précieux. Elle vise à assurer l'uniformité des descriptions et des marques attestant la qualité des articles en or, en argent, en platine ou en palladium afin de permettre aux consommateurs de prendre des décisions d'achat éclairées. La Loi sur le poinçonnage des métaux précieux interdit de présenter des indications fausses ou trompeuses relativement à un article de métal précieux. Elle prévoit également que le commerçant qui applique à un article une marque indiquant la qualité du métal précieux dont il est composé doit le faire conformément à la Loi et au Règlement.
Le commissaire enquête sur des plaintes formulées par les gens d’affaires et les consommateurs. En vertu de la Loi sur la concurrence, le commissaire a le droit, dans le cadre de son enquête, d’effectuer des perquisitions dans les bureaux, de saisir des dossiers et d’interroger des employés sous serment. En vertu de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l’étiquetage des textiles et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux, les inspecteurs peuvent entrer dans les locaux des entreprises de produits préemballés, de produits textiles ou d’articles faits de métaux précieux, les inspecter et effectuer des saisies.
1.6.1 Une contravention à ces Lois, qu’elle soit de nature civile ou criminelle, peut entraîner de sérieuses conséquences juridiques pour notre entreprise et pour nos employés. En effet, elle peut :
1.6.2 [Discuter des peines et des recours prévus par les dispositions des Lois concernant autant l’entreprise que les employés qui se rapportent le plus aux activités de son entreprise en fonction des risques auxquels on peut avoir à faire face.]
1.7.1 Le programme concerne tous les employés, à tous les échelons, qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être impliqués dans de telles activités (ci-après appelés les « employés »).
1.7.2 Il en va de la responsabilité personnelle de chaque employé d’agir au nom de notre entreprise dans le respect de l’esprit et de la lettre des Lois. Aucun employé de notre entreprise n’a le droit d’agir ou de sciemment permettre à un subordonné d’agir de façon contraire aux Lois ou à ce programme.
1.7.3 Toute personne qui agit de façon contraire aux Lois, ou qui, de quelque manière que ce soit, contrevient à ce programme ou aux Lois peut être assujettie à des mesures disciplinaires ou correctives appropriées, y compris le renvoi.
1.8.1 Chaque employé doit indiquer qu’il a lu et qu’il comprend ce programme ainsi que les obligations qui en découlent. On continuera de chercher à obtenir une telle attestation lorsque des changements importants seront apportés au programme.
2.1 Les « membres de la haute direction » sont [indiquez les postes].
2.2 Nous croyons que le soutien clair et sans équivoque des membres de la haute direction est la base d’un programme crédible et efficace.
2.3 Les membres de la haute direction, dans l’exécution de leurs obligations fiduciaires, doivent toujours agir avec prudence, compétence et diligence et dans le meilleur intérêt de l’entreprise.
2.4 Les membres de la haute direction ont le devoir et la responsabilité de promouvoir les Lois, de s’y conformer et de les faire respecter.
2.5 Les membres de la haute direction demeurent responsables de la conformité avec les Lois, mais la responsabilité de les promouvoir et de les faire respecter peut être déléguée à une personne ou à un groupe particulier.
3.1 Nous croyons que des politiques et des procédures de conformité rigoureuses sont essentielles à la réussite du programme.
3.2 Les politiques et les procédures de notre entreprise se trouvent à l’annexe [ ]. L’annexe [ ] sera mise à jour en fonction des changements importants survenus dans l’entreprise, dans la loi, dans les politiques relatives à l’application de la loi du Bureau ou dans l’industrie. Des mesures raisonnables seront prises pour aviser rapidement les employés de ces changements.
[Les politiques et les procédures doivent :
4.1 Nous croyons que pour être efficace, le programme doit comprendre un volet de formation continue qui traite des questions de conformité pour tous les employés.
4.2 Le programme de formation et de sensibilisation se trouve à l’annexe [ ].
[Le programme de formation et de sensibilisation doit :
4.3 Une copie de ce programme sera remise à tous les employés dès leur embauche.
4.4 On peut trouver une copie du programme sur [indiquez où : intranet, site Web, Internet, etc.].
5.1.1 L’agent de conformité [ou autre titre approprié] doit surveiller toutes les activités de l’entreprise, de façon continue ou périodique, au besoin, afin d’en garantir la conformité.
5.1.2 L’agent de conformité [ou autre titre approprié] doit revoir et mettre à jour ce programme lorsque des problèmes sont décelés.
5.1.3 Les procédures de contrôle se trouvent à l’annexe [ ].
5.2.1 L’[agent de conformité ou autre titre approprié] doit effectuer des vérifications périodiques, ponctuelles ou en cas d’un événement particulier, au besoin, afin de s’assurer que l’entreprise se conforme aux Lois.
5.2.2 L’agent de conformité [ou autre titre approprié] doit revoir et mettre à jour ce programme lorsque des problèmes sont décelés.
5.2.3 Les procédures de vérification se trouvent à l’annexe [ ].
5.3.1 Toutes les situations de non-conformité avec le programme ou les Lois doivent être déclarées et communiquées à l’[agent de conformité ou autre titre approprié] qui doit rendre compte à la haute direction de façon régulière.
5.3.2 Le programme vise à aider les employés à se conformer aux exigences des Lois, à reconnaître les conduites répréhensibles et à savoir quand demander conseil.
5.3.3 Pour toute question concernant le programme ou les Lois, on recommande fortement aux employés de demander conseil à l’[agent de conformité ou autre titre approprié].
5.3.4 Si les employés ont connaissance d’une violation, réelle ou possible, du programme ou des Lois, ils doivent en informer immédiatement l’[agent de conformité ou autre titre approprié].
5.3.5 Aucun employé ne doit subir de représailles au travail pour avoir dénoncé une violation possible du programme ou des Lois.
5.3.6 Les procédures de signalement se trouvent à l’annexe [ ].
6.1 L’entreprise s’est engagée à respecter à la lettre le programme et les Lois et elle prendra très au sérieux toute situation de non-conformité.
6.2 Toute contravention à ce programme ou aux Lois entraînera des mesures disciplinaires.
6.3 Un code disciplinaire, incluant des mesures incitatives, se trouve à l’annexe [ ].
[Signature des membres de la haute direction]
Une entreprise peut envisager de demander aux employés qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être exposés à de telles activités de signer un document déclarant qu’ils ont lu et compris le programme de conformité de l’entreprise ainsi que les obligations qui leur incombent en vertu de ce programme. Cette attestation est conçue pour être adaptée par chaque entreprise avant d’être signée par les employés. Les lecteurs sont invités à demander l’avis d’un conseiller juridique indépendant quant à l’attestation.
Je soussigné(e), ____________________, résidant(e) de la ville de __________________, occupe un poste à [entreprise X] à titre de ____________________. Je reconnais que je suis assujetti(e) au programme de conformité d’entreprise, y compris les politiques et les procédures connexes (le « programme ») de [entreprise X] et que je suis tenu(e) de m’y conformer.
Je reconnais par la présente avoir lu et compris le programme de conformité d’entreprise de [entreprise X], qui vise à favoriser le respect [de la Loi sur la concurrence / de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation / de la Loi sur l’étiquetage des textiles / de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux en général et des [énumérez les articles pertinents de la Loi sur la concurrence / de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation / de la Loi sur l’étiquetage des textiles / de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux qui concernent l’entreprise].
Je reconnais que le respect du programme de conformité de [entreprise X] est une condition essentielle à mon emploi continu à [entreprise X] et que toute violation au programme pourra entraîner des mesures disciplinaires, y compris le renvoi. Je reconnais également que cette attestation ne constitue pas une garantie d’emploi permanent au sein de [entreprise X].
Date : ____________________
Signature : ____________________
Nom du témoin : ____________________
Signature : ____________________
Signé devant témoin le _______ ______ ________.
La liste de contrôle de diligence raisonnable suivante est conçue pour aider les entreprises à se conformer aux Lois26. La liste de contrôle n’est fournie qu’à titre d’exemple et n’est pas exhaustive. Elle vise les agents de conformité et les autres spécialistes en conformité d’une entreprise. Chaque entreprise doit adapter ces exemples et s’en servir comme point de départ, et ces exemples doivent être adaptés avant d’être distribués aux employés. Les lecteurs sont invités à demander l’avis d'un conseiller juridique indépendant si une situation particulière soulève des doutes.
Les lecteurs doivent être conscients que les publications du Bureau sont mises à jour périodiquement. Les lecteurs devraient consulter le site Web du Bureau régulièrement afin d’obtenir les publications les plus récentes.
De nombreuses publications du Bureau de la concurrence sont disponibles dans Internet. L'adresse du site Web du Bureau est indiquée plus bas. Vous pouvez également communiquer avec le Bureau par l’intermédiaire du Centre des renseignements à l'adresse et aux numéros de téléphone indiqués ci-après en vue d'obtenir des renseignements généraux, de déposer une plainte en vertu des dispositions des Lois ou de demander un avis écrit ayant force exécutoire.
Centre des renseignements
Bureau de la concurrence
50, rue Victoria
Gatineau (Québec)
K1A OC9
Téléphone :
Région de la capitale nationale : 819-997-4282
Interurbain (sans frais) : 1-800-348-5358
ATS (malentendants) : 1-800-642-3844
Courriel : burconcurrence@bc-cb.gc.ca
Télécopieur : 819-997-0324
Site Web : www.bureaudelaconcurrence.gc.ca
1Dans ce document, les termes « entreprise(s) » et « société(s) » sont synonymes et ils comprennent toutes les formes d’entreprise, qu’elles soient constituées en personne morale ou non.
2Voir l’annexe A - Cadre du programme de conformité d’entreprise et l’annexe D - Liste de publications et d’outils multimédias du Bureau.
3Dans ce document, les termes « tribunal » et « tribunaux » comprennent le Tribunal de la concurrence et une cour de justice.
4Aux fins du présent bulletin, les mots « Lois » et « loi » sont interchangeables.
5L’article 732.1 du Code criminel prévoit qu’un tribunal peut assortir l’ordonnance de probation d’une condition exigeant que le délinquant établisse un programme (c.-à-d. des normes, règles ou lignes directrices en vue de réduire la probabilité que l’organisation commette d’autres contraventions).
6Voir le Bulletin
d’information sur le continuum d’observation de la loi
du Bureau de la concurrence (Ottawa, Industrie Canada, 2000),
disponible dans le site Web du Bureau à
www.bureaudelaconcurrence.gc.ca.
7L'article 124.1 de la
Loi sur la concurrence permet à toute personne de présenter
une demande au commissaire en vue d'obtenir un avis écrit ayant force
exécutoire relativement à l’applicabilité de la Loi sur la concurrence.
Le commissaire délivre également des conseils non-exécutoires en
vertu de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits
de consommation, de la Loi sur l'étiquetage des textiles
et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux. Pour en
savoir davantage sur les avis écrits, visitez le site Web du Bureau à
www.bureaudelaconcurrence.gc.ca.
8Aux termes de l’article 36, toute personne qui a subi une perte ou des dommages par suite d’une infraction à une disposition de la partie VI de la Loi sur la concurrence (complot, truquage des offres, pratiques commerciales illégales, indications fausses ou trompeuses, télémarketing trompeur ou maintien des prix, par exemple) ou par suite du défaut d’obtempérer à une ordonnance rendue par un tribunal peut entreprendre des procédures en vue de recouvrer des dommages-intérêts.
9Les agents du Bureau peuvent entrer dans les locaux d’un fournisseur d’articles en métal précieux, d’articles de fibres textiles ou de produits préemballés et inspecter ces locaux sans mandat de perquisition. Pour obtenir de l’information plus détaillée sur le sujet, consultez la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, la Loi sur l’étiquetage des textiles et la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux.
10Voir l’annexe A - Cadre de programme de conformité d’entreprise.
11L’entrave à la justice selon les Lois équivaut à toute action volontaire visant à nuire à l’exercice des fonctions du commissaire. Cela comprend toute tentative de nuire au travail d’un agent du Bureau, d’un conseiller juridique, d’un inspecteur ou d’un autre représentant autorisé du commissaire. Les cas d’entrave les plus répandus en droit de la concurrence sont : 1) les fausses déclarations; 2) la destruction, la falsification, la dissimulation ou le refus de communiquer des documents ou des renseignements; 3) la subornation de témoin (tentative d’influencer un témoin potentiel); 4) l’enlèvement de documents sans autorisation lors de l’exécution d’un mandat de perquisition ou d’une ordonnance de tribunal délivrée en vertu de l’article 11 de la Loi sur la concurrence.
12Pour obtenir de l’information
plus détaillée sur les associations commerciales, consultez l’ébauche
du Bulletin des associations commerciales (Ottawa, Industrie Canada,
2008) accessible en ligne à l’adresse suivante :
www.bureaudelaconcurrence.gc.ca.
13Voir la partie V - Poids accordé à un programme de conformité d’entreprise.
14Voir l’annexe B - Attestation
15Dans le présent document, « employés concernés » s’entend des employés qui pourraient se livrer à des activités illégales ou être exposés à de telles activités.
16Voir l’annexe C – Liste de vérification relative à la diligence.
17Voir l’annexe D – Liste de publications et d’outils multimédias du Bureau. On y trouve de nombreuses publications, y compris une série de dépliants expliquant différentes dispositions des Lois, des outils multimédias ainsi que des lignes directrices et des bulletins sur différentes dispositions des Lois. Voir également l’annexe A – Cadre du programme de conformité d’entreprise et l’annexe C – Liste de contrôle de diligence raisonnable.
18Voir dans la partie V – Poids accordé aux programmes de conformité d’entreprise, la section qui traite de la défense fondée sur la diligence raisonnable.
19Pour en savoir davantage
sur la procédure de demande d’immunité en vertu de la Loi sur la
concurrence, veuillez consulter le bulletin d’information
Programme d’immunité en vertu de la Loi sur la
concurrence (Industrie Canada, Ottawa, 2007), le précis
d’information Ajustements apportés au Programme d’immunité
(Industrie Canada, Ottawa, 2007) et Réponses aux questions les plus
fréquemment posées (Industrie Canada, Ottawa, 2007). En ce qui
concerne les trois autres lois dont la mise en application relève
du commissaire, voir le Guide du Service fédéral des poursuites,
partie VII, Politique applicable à certaines questions relatives
à la preuve, chapitre 35, Ententes portant garantie d’immunité
(Justice Canada, Ottawa, 2005), dans Internet à
www.justice.gc.ca.
20Voir dans la partie V – Poids accordé aux programmes de conformité d’entreprise, la section qui traite de la défense fondée sur la diligence raisonnable.
21Le 12 décembre 2006, le Bureau du directeur des poursuites pénales a été créé dans le cadre de la Loi fédérale sur la responsabilité. Cette Loi confère au directeur des poursuites pénales le pouvoir d’intenter des poursuites en cas d’infraction à des lois fédérales. Ce bureau est indépendant du ministère de la Justice et assume les tâches de l’ancien Service fédéral des poursuites.
22Le Guide du Service fédéral des poursuites, précité à la note 19, fournit de l’information pertinente sur les ententes d’immunité pouvant être conclues pour des infractions aux trois autres lois dont la mise en application relève du commissaire. Voir aussi la note 19 ci-dessus, qui concerne le Programme d’immunité du Bureau.
23Pour en savoir davantage sur la procédure de demande de clémence, veuillez consulter l’Ébauche du Bulletin d’information sur les recommandations relatives à la peine et à la clémence dans les affaires de cartel (Industrie Canada, Ottawa, Avril 2008).
24L’article 34 de la Loi sur la concurrence permet à un tribunal de prononcer une injonction.
25D’autres critères seront également retenus. Pour obtenir plus d’information sur la ligne de conduite du Bureau en matière de règlement, consultez la note 6.
26Pour de plus amples
renseignements sur des dispositions particulières des Lois, consulter
www.bureaudelaconcurrence.gc.ca.
27Pour l’application de la présente annexe, un « chef de file » est une entreprise dont les opérations, à l’avis de tous, ont des répercussions appréciables ou significatives sur un marché particulier. La part de marché est un bon indicateur pour déterminer si une entreprise est un chef de file. L’approche générale du Bureau concernant la part de marché est que si une part de marché équivaut à moins de 35 %, alors il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter. Se référer aux Lignes directrices pour l'application des dispositions sur l'abus de position dominante de la Loi sur la concurrence (articles 78 et 79) du Bureau (Ottawa, Industrie Canada, 2001).