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Précis d’information
Le 11 décembre 2007
Au Canada, les professions représentent une part importante de l’économie de services, et le secteur des services compte pour pas moins de 70 p. 100 de l’ensemble de l’économie.
Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la diminution de la réglementation des professions est l’un des cinq principaux moyens d’accroître la future prospérité du Canada. D’après l’OCDE, le Canada est l’un des pays où les régimes de réglementation des professions sont les plus lourds, ce qui peut influer sur le niveau d’innovation et la productivité.
Compte tenu de l’importance des professions au Canada, il est inquiétant de constater, selon de récentes études, qu’elles constituent l’un des secteurs les moins productifs de l’ensemble de l’économie.
Selon une récente étude du Conference Board, les services professionnels se classent dans le dernier quintile pour ce qui est de la productivité relative de la main-d’œuvre. De plus, la productivité de la main-d’œuvre dans les professions au Canada est à peu près moitié moins élevée que celle des professions aux États-Unis.
Le Bureau a lancé cette étude parce qu’il voulait savoir s’il existait, dans les professions choisies, des restrictions limitant la concurrence sur leur propre marché ou sur des marchés connexes et, le cas échéant, l’ampleur de ces restrictions.
Le Bureau a axé son étude sur les comptables, les avocats, les optométristes, les pharmaciens et les agents immobiliers puisque ces derniers fournissent des services très importants pour les Canadiens et parce que le Bureau a développé une expertise à l’égard de ces professions au fil des ans. L’étude repose sur une analyse des lois, des règlements et des codes de conduite, ainsi que des réponses à un questionnaire du Bureau, fournies volontairement par des associations professionnelles, des ordres et des conseils. Après avoir terminé une ébauche de son étude, le Bureau a procédé à la vérification des faits auprès des professions concernées et leur a donné la possibilité de justifier leurs divers règlements.
L’étude comprend une analyse économique approfondie du rapport entre la réglementation et la concurrence dans ces professions. Elle énonce des principes pour une réglementation efficace et donne une orientation pour l’évaluation des règlements existants ou projetés de toute profession autoréglementée.
Le Bureau a observé de nombreux cas où la réglementation limite la concurrence peut-être un peu plus que nécessaire. La réglementation soulève des préoccupations en matière de concurrence lorsque celle-ci dépasse les objectifs légitimes de politique publique et restreint la concurrence, ce qui prive les consommateurs des avantages d’un marché libre et ouvert. Voici quelques exemples :
Le type de réglementation que le Bureau a étudié est présent dans la plupart des professions au Canada. Le Bureau espère que les organismes de réglementation d’un bon nombre de professions soumettront leurs règlements administratifs, leurs règles, leurs codes de conduite et leurs règlements à une analyse semblable à celle qui a été faite dans cette étude. Le Bureau prévoit évaluer, d’ici deux ans, les progrès accomplis par les cinq professions visées par cette étude dans la mise en œuvre des recommandations.