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Étude pour le compte du Bureau de la concurrence du Canada

Étude pour le compte du Bureau de la concurrence du Canada


7. Conclusions

L'objectif de cette étude est de combler une lacune importante de documentation en utilisant une analyse empirique et parvenir à comprendre les déterminants importants de la rentabilité individuelle des points de vente dans le marché de la vente d'essence au détail. Ce faisant, nous supposons de manière implicite que le marché pertinent est constitué par l'essence. Il faut aussi souligner quelques importantes mises en garde. Premièrement, il faut faire preuve de prudence avant de généraliser à partir des conclusions de cette étude étant donné que notre ensemble de données ne couvrait que cinq stations dans la région du Grand Toronto et les régions voisines. Deuxièmement, notre échantillonnage de détaillants indépendants était formé d'entreprises dont la première source de revenus ne provient pas des ventes d'essence. Troisièmement, notre analyse de rentabilité demeure incomplète parce que nous avons été incapables d'obtenir certains renseignements concernant les dépenses et les revenus auxiliaires des opérateurs de site.

Néanmoins, les avantages associés à l'utilisation d'une analyse économique et comptable sont évidents. Les deux méthodologies permettent d'obtenir des résultats complémentaires à l'égard de la rentabilité d'un point de vente d'essence au détail. En observant les données individuelles de cinq stations entre 2002 et 2004 (les points de vente A et B appartenant à des détaillants indépendants distincts, et les points de vente C, D et E appartenant chacun à une entreprise intégrée verticalement), nous arrivons aux conclusions suivantes.

  1. Une simple analyse graphique ainsi qu'une analyse économétrique plus poussée laisse entendre que les fluctuations des prix au détail et en gros sont en grande partie dictées par les fluctuations correspondantes des prix du pétrole brut. En d'autres termes, nous nous rendons compte qu'une augmentation des prix en gros et des prix du pétrole brut engendrent respectivement une augmentation similaire des prix au détail et en gros pour tous les points de vente. Ces résultats sont surprenants parce qu'ils laissent entendre que les points de vente réagissent de manière assez similaire aux changements brusques des prix du pétrole brut peu importe s'il s'agit d'une entreprise intégrée verticalement ou d'un détaillant indépendant. De plus, ils démontrent les avantages de détenir des données individuelles sur chaque station, ce qui nous permet de mener notre analyse. Plus spécifiquement, une augmentation du prix en gros de un cent le litre est associée respectivement à des augmentations de 0,87 cent et de 0,81 à 0,89 cent le litre des prix au détail pour les ventes d'essence ordinaire chez les détaillants indépendants et les entreprises intégrées. D'un autre côté, une augmentation de un cent le litre du prix du pétrole brut engendre respectivement des augmentations de 0,73 cent et de 0,81 à 0,89 cent le litre des prix en gros de l'essence ordinaire chez les détaillants indépendants et les entreprises intégrées.
  2. Les conclusions énoncées ci-dessus et le fait que les prix de transfert du point de vente C sont presque identiques aux prix en gros facturés aux points de vente B et A mettent sérieusement en doute l'existence d'un comportement concerté chez les entreprises intégrées verticalement. La présente étude offre des preuves allant à l'encontre de la probabilité d'évincement de la part des entreprises intégrées verticalement, plus spécifiquement sous la forme de prix en gros plus élevés facturés aux détaillants indépendants.
  3. L'analyse économique démontre que tous les points de vente enregistrent des marges bénéficiaires positives à l'égard de la vente d'essence. Cette marge est le résultat de la différence entre le prix en gros et le prix au détail, multiplié par le volume de vente. Quand les profits sont calculés selon cette méthode limitée et imprécise, les tendances vers le haut ou vers le bas semblent déterminées par le débit comme cela semble être le cas quand on considère les résultats des points de vente B et C (les entreprises intégrées verticalement) à cet égard.
  4. Cependant, l'établissement des prix contribue aussi à la rentabilité. Il suffit de prendre en compte l'écart relativement étroit entre les volumes de vente des points de vente C (entreprise intégrée) et A (détaillant indépendant) comparativement à l'écart considérable entre les prix au détail qu'ils pratiquent.
  5. Étant donné la taille limitée de notre échantillonnage, il nous est impossible d'expliquer pourquoi le point de vente C est en mesure de pratiquer des prix plus élevés. Parmi les facteurs possibles, on compte la préférence des consommateurs pour une marque et la disponibilité d'une vaste gamme de produits auxiliaires, et les différences d'intensité de la concurrence locale.
  6. À cet égard, il semble y avoir des preuves soutenant l'idée que la concurrence locale a une incidence sur les prix pratiqués par les points de vente. Cela est tout particulièrement pertinent quand on considère que le point de vente C pratique des prix plus élevés que le point de vente D et que ce dernier doit faire face à plus de concurrents dans un rayon de un kilomètre.
  7. Bien que toutes les stations enregistrent des marges bénéficiaires positives pour les ventes d'essence (en prenant uniquement en compte les prix en gros), l'analyse de rentabilité démontre clairement que ces résultats sont erronés si on ne tient pas compte des coûts spécifiques à chaque station. Une fois les coûts évitables et inévitables inclus, les points de vente A et B essuient des pertes à l'égard de la vente d'essence au détail. Ces résultats démontrent clairement qu'il est hasardeux de se fier à la simple différence entre les prix en gros et les prix au détail dans l'évaluation de la rentabilité d'un point de vente et de l'industrie en général. De plus, les résultats soulignent le fait que des prix d'essence élevés n'entraînent pas nécessairement le maintien et l'amélioration des profits.
  8. Les pertes encourues par les points de vente A et B pourraient être interprétées comme des preuves d'évincement. Cependant, étant donné que les prix en gros de ces points de vente et ceux des entreprises intégrées verticalement sont très semblables, et que les prix au détail sont aussi similaires, il est très improbable qu'il y ait eu de l'évincement.
  9. D'un point de vue général, le point de vente C est le seul point de vente annuellement rentable. Bien que le point de vente C pratique des prix plus élevés, sa rentabilité semble être largement tributaire du fait que son débit est beaucoup plus élevé que celui des autres points de vente.
  10. Ces résultats prennent cependant pour acquis un marché se limitant exclusivement à la vente d'essence au détail. Selon toute probabilité, le point de vente A et le point de vente B tirent des profits importants des dépanneurs qui leur sont associés.
  11. Sans grande surprise, la plus grande partie des revenus est générée par la vente de l'essence ordinaire. Cependant, les entreprises intégrées verticalement (les points de vente C et E) génèrent une plus grande proportion de leurs revenus de la vente d'essence intermédiaire et super comparativement aux points de vente A et B.
  12. Toutes les stations tirent des profits de la vente de marchandises de dépanneur et des services de lave-auto. En comparaison, les entreprises intégrées verticalement (les points de vente C et E) tirent des profits beaucoup plus importants des services auxiliaires (lave-auto et dépanneur) que les détaillants indépendants, ceci en chiffres absolus et proportionnels.
  13. Est-il possible d'avancer que les entreprises intégrées verticalement pourraient maintenir des prix au détail plus bas en se fiant à la vente de produits auxiliaires? Premièrement, l'élasticité-prix de la demande d'essence d'une station unique est probablement assez élevée, ce qui signifie qu'une baisse des prix au détail engendrerait probablement une augmentation importante des revenus. Cependant, même si les prix au détail descendent sous le niveau des prix en gros, il est improbable que les stations puissent dépendre uniquement des services auxiliaires.
  14. Nous sommes limités dans nos assertions quant à la rentabilité des stations parce que nous manquons de données sur les revenus auxiliaires et sur les coûts spécifiques encourus par les opérateurs des sites.
  15. Le facteur déterminant de rentabilité est le débit qui a une incidence non seulement sur les revenus mais aussi sur les coûts totaux moyens et donc sur la profitabilité. Le débit est évidemment relié à des facteurs tels la densité de la population, la circulation locale et le niveau de la concurrence locale. À cet égard, le Bureau devrait faire preuve de prudence dans ses enquêtes sur les allégations de comportement anticoncurrentiel par les entreprises intégrées verticalement. Les pertes essuyées par les points de vente pourraient être le résultat de plusieurs facteurs qui sont résultent simplement de mauvaises stratégies commerciales, des circonstances, de choix plutôt que des conséquences de l'évincement ou de compression de la marge.

8. Références

Eckert, Andrew et Douglas S, West (2004) « Retail Gasoline Price Cycles across Spatially Dispersed Gasoline Stations », Journal of Law and Economics, 47(1), p. 245-73.

Eckert, Andrew (2003) « Retail Price Cycles and the Presence of Small Firms », International Journal of Industrial Organization, 21(2), p. 151-70.

Kardasz, Stanley W. et Anindya Sen (2005) « An Empirical Test of Raising the Rivals’ Costs », Document de travail, Université de Waterloo.

Sen, Anindya (2005) « Does Increasing the Market Share of Smaller Firms Result in Lower Prices? », à paraître, Review of Industrial Organization.

Sen, Anindya (2003) « Higher Prices at the Gas Pump: International Crude Oil Price Fluctuations or Local Market Concentration? An Empirical Investigation », Energy Economics, 25(3), p. 269-88.

9. Annexes

Annexe A. Demande de renseignements envoyée au détaillants participants

Bureau de la concurrence

(Confidentiel une fois rempli)

Demande de renseignements

  1. Quel est le nom enregistré de votre entreprise et le nom de la bannière sous laquelle elle fait des affaires?
  2. Veuillez indiquer l'adresse et le code postal de votre station d'essence.
  3. Pour les trois dernières années, fournissez les profits et les pertes mensuels de votre station d'essence selon les résultats en format électronique et en détails suffisants, et :
    1. fournissez des résultats financiers séparés pour les ventes au détail de carburant, l'exploitation du lave-auto, la vente au détail de marchandises/nourriture ou d'autres opérations. Ces résultats devraient fournir les revenus et les coûts afférents aux ventes séparément et les coûts d'exploitation dans la mesure où ils peuvent être affectés à des opérations spécifiques;
    2. fournissez les détails des coûts selon les catégories importantes, incluant les frais de personnel, les réparations et l'entretien, les services publics, la location/amortissement d'équipement, la supervision, les frais généraux incluant la répartition des coûts selon le siège social, le cas échéant.
    3. fournissez des renseignements relatifs au volume de carburant vendu;
    4. fournissez des renseignements relatifs aux heures travaillées par tous les salariés et employés rémunérés.
  4. Fournissez les bilans mensuels de vote station d'essence pour les trois dernières années en format électronique et en détails suffisant afin de distinguer les renseignements relatifs à l'actif et au passif associés à la vente au détail de carburant, à l'exploitation du lave-auto, à la vente au détail de marchandises et de produits alimentaires et à d'autres opérations.
  5. Fournissez les renseignements relatifs à votre station d'essence pour les trois dernières années, incluant :
    1. la grandeur du site, le nombre de pompes et la superficie de tout point de vente de marchandises ou d'autres opérations;
    2. tous les coûts de main d'œuvre, de supervision et autres reliés aux services fournis par les propriétaires ou d'autres parties non reliées financièrement et la nature de ces coûts.
  6. Fournissez les renseignements suivants sur votre station d'essence pour les trois dernières années :
    1. si du carburant ou des marchandises ont été achetés pour la station d'essence auprès de parties non reliées financièrement et le coût de ces achats.
    2. le nom des fournisseurs d'essence en gros. Veuillez aussi soumettre une ventilation à l'égard des quantités obtenues de chaque fournisseur (en pourcentages).
    3. si cette ventilation est demeurée relativement stable au cours des trois dernières années. Sinon, veuillez soumettre un historique des changements qui se sont produits à l'égard des ventes en gros pendant les trois dernières années.
    4. les prix en gros que vous avez payés pour chaque type d'essence mensuellement pendant les trois dernières années.
    5. les types d'essence offerts à votre station. De plus, veuillez spécifier si la station a offert les mêmes types d'essence au cours des trois dernières années.
    6. les prix au détail facturés pour chaque type d'essence quotidiennement au cours des trois dernières années.
    7. la quantité d'essence vendue (en litres) pour chaque type d'essence mensuellement au cours des trois dernières années.
    8. la répartition des profits selon chaque type d'essence . Par exemple, après les taxes, la répartition des profits entre l'essence ordinaire et super est-elle de 80 % et 20 % ?
  7. Fournissez les renseignements suivants pour les trois dernières années concernant :
    1. le nombre de stations concurrentes dans les environs rapprochés.
    2. le nom des compagnies affiliées à ces stations.
    3. qu'entendez-vous par « environs rapprochés » ? Spécifiez la distance selon un rayon.
    4. l'âge de ces stations. Existent-elles depuis trois ans? Sion, veuillez spécifier la date de l'arrivée des nouvelles stations au cours des trois dernières années. Spécifiez aussi la date de fermeture de stations au cours des trois dernières années le cas échéant.
  8. Pouvez-vous exposer votre stratégie commerciale? Par exemple, gardez-vous un certain écart entre les prix en gros et les prix au détail? Si tel est le cas, quelle marge bénéficiaire devez-vous maintenir? Cette marge est-elle demeurée constante au cours des trois dernières années?
  9. De quelle liberté disposez-vous à l'égard de la fixation des prix? Jouissez-vous d'une entière liberté ou appliquez-vous seulement les prix communiqués par le siège social? Est-ce un mélange des deux approches? Si c'est le cas, veuillez décrire le processus de fixation des prix de manière détaillée.
  10. En moyenne, combien de fois changez-vous les prix en une journée?

Confirmez votre volonté à participer et à respecter nos échéances en appelant Dennis Lu au 819-956- 2907. Les renseignements sous forme électronique peuvent être envoyés sur disquette ou CD. Envoyez toutes vos réponses écrites par télécopieur au 819-953-8546 ou en les postant avec les disquettes et les CD à l'adresse suivante :

Direction des affaires civiles, Bureau de la concurrence
Dennis Lu
15e étage
50, rue Victoria
Gatineau (Québec)
K1A 0C9

Annexe B : curriculum vitae des auteurs

Anindya Sen
Département d'économie
Université de Waterloo
200, av. University
Waterloo (Ontario)
Canada N2L 3G1
Téléphone : 519-888-4567 poste 2123
Télécopieur : 519-725-0530
Courriel : asen@watarts.uwaterloo.ca

EXPÉRIENCE

de juillet 2005 à maintenant : Professeur agrégé de science économique (Université de Waterloo)

de sept. 2002 à maintenant : Chercheur associé (Center for Behavioral Research and Program Evaluation), Faculté des sciences de la santé (Université de Waterloo)

de sept. 1999 à juin 2005 : Professeur adjoint en sciences économiques (Université de Waterloo)

de juin 1998 à août 1999 : Économiste (Bureau de la concurrence, Gouvernement du Canada)

FORMATION

1998 Ph.D., Science économique (Université de Toronto)

1992 M.A., Science économique (Université Concordia)

1990 B.A. (Hons.), Science économique, University of Delhi

PRIX ET DISTINCTIONS

  • Prix du professeur de l'année pour 2004, remis par l'Association des étudiants en science économique
  • Nomination, Prix du professeur de l'année de l'université pour 2004

BOURSES

Externes

  • Co-chercheur, « Improving Access to Canadian Smoking Data », Initiative canadienne de recherche pour la lutte contre le tabagisme, (1 500 000 $) de 08/04 à 08/09;
  • Co-chercheur, « Improving the Population Impact of Telephone Counselling for the Treatment of Smoking », Fondation des maladies du coeur du Canada, (1 209 618 $) de 08/01 à 06/06.

Internes

  • CBRPE Faculty Award (20 000 $), mars 2001
  • New Faculty Research Award (5 000 $), Université de Waterloo, 2000

PUBLICATIONS

Travaux publiés dans des publications académiques révisées par des pairs

Économie publique et de la santé

  • 1. Sen, Anindya « Do Stricter Penalties or Media Publicity Reduce Alcohol Consumption By Drivers? », Analyse de Politiques 31(4), décembre 2005.
  • 2. Sen, Anindya « Is Health Care a Luxury? New Evidence from OECD data », International Journal of Health Care Finance and Economics 5(2), juin 2005, p. 147-164.
  • 3. Sen, Anindya, Jonathan Gruber, et Mark Stabile, « Estimating Price Elasticities When there is Smuggling: The Sensitivity of Smoking to Price in Canada. » Journal of Health Economics 22(5), septembre 2003, p. 821-42
  • 4. Sen, Anindya, « An Empirical Test of the Offset Hypothesis », Journal of Law and Economics 44(2), octobre 2001, p. 481-510.
  • 5. Sen, Anindya, « Do Stricter Penalties Deter Drinking and Driving? An Empirical Investigation of Canadian Impaired Driving Laws », Revue canadienne d'économique 34(1), février 2001, p. 149-164.
  • 6. Sen, Anindya, « Will Stricter Penalties Deter Drunk Driving? », Options politiques 20(7) septembre 1999, p. 54-57.

Organisation industrielle

  • 7. Sen, Anindya, « Does Increasing the Market Share of Smaller Firms Result in Lower Prices? », Review of Industrial Organization, 26(4), 2005, p. 371-389.
  • 8. Sen, Anindya, « Higher Prices at the Gas Pump: International Crude Oil Price Fluctuations or Local Market Concentration? An Empirical Investigation. », Energy Economics, vol. 25, no. 3, mai 2003, p. 269-88.
  • 9. Sen, Anindya et Ted Mallett, « Does Local Competition Impact Interest Rates Charged on Small Business Loans? Empirical Evidence from Canada », Review of Industrial Organization, 19(4), décembre 2001, p.435- 450.
  • 10. Sen, Anindya, Ted Mallett, et Ruma Sondhi, « Jury Still Out on Internet Benefits: More Branches Keep Bank's Loan Rates Low », Canadian Business Economics 8(3), février 2001, p.21-29.

Travaux publiés dans des actes de colloques

  • 11. Sen, Anindya, « Traffic Fatalities and Seatbelt Laws », Rencontres du Canadian Transport Research Forum,

Rapports consultatifs

« Estimating the Economic Benefits of the Marine Transport Industry in Canada », (avec Peter Dungan et LECG LLC), rapport soumis à Transports Canada (http://www.cmc-ccm.com/francais.php), 2004.

« A Cost Benefit Analysis of the Multi Jurisdictional Disclosure System », (avec Poonam Puri et LECG LLC), rapport soumis à la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (http://www.osc.gov.on.ca/), 2003.

« Estimating the Impact of Mergers among Bread Manufacturers in Canada », rapport soumis au Bureau de la concurrence, Industrie Canada, 2001.

« Competition and Gasoline Prices in Eastern Canada », rapport soumis au Bureau de la concurrence, Industrie Canada, 2000.

PRÉSENTATIONS DE RECHERCHES

À l'occasion de conférences

Rencontres de l'Association canadienne d'économique, 2005, 2004, 2003, 2002; Conférence interdisciplinaire parrainée par l'Institut national du cancer du Canada, Université de Waterloo, 2001; Rencontre de la Canadian Law and Economics Association, 2000, 1999; Rencontres de la International Business and Economics Society, 1999; Rencontres du Canadian Transport Research Forum, 1999.

Allocutions dans des universités à titre d'invité

2004 University of Guelph, McMaster University.

2001 Ryerson University, York University, University of Toronto, University of Western Ontario.

2000 McMaster University, Faculty of Health Studies, University of Waterloo.

Autres

  • « Evaluating the Economic Impact of the Marine Transport Industry », présenté à Transports Canada, 2004.
  • « Inferring the Presence of Market Power from Tax Hikes », présenté au Bureau de la concurrence, Industrie Canada, 2003.
  • « Estimating the Impact of Mergers among Bread Manufacturers », présenté au Bureau de la concurrence, Industrie Canada, 2001.
  • « Competition and Gasoline Prices in Eastern Canada », présenté au Bureau de la concurrence, Industrie Canada, 2000.
  • Expert Testimony on the Causes of Rising Gas Prices, Comité permanent pour l'industrie de Chambre des Communes, 1999.

ENSEIGNEMENT

Cours enseignés

Premier cycle : ECON 361 (Cost Benefit Analysis), ECON 341 (Public Expenditure), ECON 321 (Econometrics), ECON 201 (Microeconomics)

Études supérieures : Public Finance, Health Economics

SERVICE

Au sein du département d'économie
Directeur, Seminar Series, 2000-01, 2003-04
Membre, Comité des études supérieures, 1999-2005

Comités de pairs de publications
Journal of Political Economy, Revue canadienne d'économique, Journal of Health
Economics, Journal of Public Economics, Social Science and Medicine, Journal of Policy
Analysis and Management, Contemporary Economic Policy, Southern Economic Journal.

Robert H. Boulton, Directeur, LECG

55, av. University, bureau 1000
Toronto (Ontario) Canada M5J 2H7
direct : 416-682-7183
principal : 416-364-6400
télécopieur : 416-364-6900
courriel : bboulton@lecg.com

BIO/RÉSUMÉ
Robert H. Boulton a travaillé ou exercé exclusivement dans les secteurs de l’évaluation d’entreprise, de l’évaluation quantitative des dommages-intérêts et du financement des entreprises depuis 1986. Ses expériences incluent le placement de capital de risque auprès d’une des firmes de capital de risque importantes au Canada et il a aussi occupé le poste de directeur financier d’un fabricant de composants informatiques multinational. Il a aussi offert son conseil sur des questions concernant des différends entre actionnaires, des actions d’oppression des minorités, des violations de propriété intellectuelle et des négligences professionnelles; il possède également une vaste expérience des questions relatives à la Loi sur la concurrence en matière de fusions et d’acquisitions.

FORMATION
Expert en évaluation d'entreprises, 1999
Comptable agréé, 1979
Bachelier en commerce, Université de Toronto, 1977

POSTE ACTUEL
LECG, Directeur, 2004 – aujourd'hui

AUTRES POSTES OCCUPÉS
Low Rosen Taylor Soriano, Directeur, 2000 – 2004
Cole & Partners, Associé, 1995 – 2000
Boulton & Associates, Principal, 1990 – 1995
Helix Investments Limited, Directeur financier, 1986 – 1990
Ernst & Young, Comptables agréés, cadre supérieur, 1977 – 1986

ASSOCIATIONS PROFESSIONELLES
Institut Canadien des Comptables agréés
Institut canadien des experts en évaluation d'entreprises
Institut des comptables agréés de l'Ontario

PUBLICATIONS

Articles et séminaires

  1. 'Valuation Assumptions Must Be Substantiated and Reasonable’ (avec Prem Lobo), The Lawyers Weekly, 19 septembre 2003.
  2. 'Getting In On The Ground Floor’ (avec Stephen Cole), CA Magazine – Business Valuation Section, mai 1998.
  3. 'Beating the Odds’ (avec Stephen Cole), CA Magazine – Business Valuation Section, juin/juillet 1996.
  4. Conférencier pour divers programmes de développement professionnel dans le domaine de l'évaluation d'entreprises.
  5. Conférence sur les habiletés reliées à la diligence raisonnable et sur les pratiques d'excellence, Federated Press, avril 2004, Toronto.

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