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Je suis enchantée d'être devenue commissaire de la concurrence en
cette époque fascinante remplie de défis à relever. Je crois que de grands
changements sont en cours dans notre environnement et que le Bureau a un rôle
essentiel à jouer en vue de créer le meilleur cadre possible face aux
répercussions de ces changements pour notre économie.
Durant mes trois premiers mois en tant que commissaire, j'ai voyagé dans les 10 provinces et j'y ai rencontré un large éventail de Canadiennes et de Canadiens : des représentants du milieu des affaires; des groupes de consommateurs; des organismes de mise en application de la loi; et des membres des milieux juridique et universitaire. On imaginerait aisément que des personnes d'un groupe si disparate divergeraient d'opinion sur de nombreuses questions, mais j'ai en fait constaté un consensus étonnant sur plusieurs des forces fondamentales opérant dans notre économie, à savoir : la mondialisation de l'économie; l'accélération des changements technologiques; et la tendance persistante à la déréglementation.
De plus en plus, les entreprises canadiennes vivent dans un monde où les marchés transcendent les frontières nationales. Bien que cela présente de grandes possibilités pour chacun de nous, il en découle également pour le Bureau des défis particuliers comme des arnaques transfrontalières sophistiquées et des cartels internationaux qui se livrent à la fixation des prix à l'échelle mondiale.
Les changements technologiques résultant de l'informatisation et de l'essor d'Internet transforment les marchés. L'accélération de ces changements produit d'importantes répercussions tant pour les entreprises que pour les consommatrices et les consommateurs.
Dans des pays du monde entier, la tendance à déréglementer et à s'en remettre aux forces du marché a été constatée par de nombreux observateurs, y compris le Réseau international de la concurrence -- qui réunit des experts de la concurrence du monde des affaires et des gouvernements de 75 pays (voir chapitre 5).
En quoi cela concerne-t-il le Bureau et le travail que nous accomplissons? En premier lieu, il en découle que nous devons nous efforcer de reconnaître et de comprendre ces changements dans les marchés si nous voulons éviter de créer des déséquilibres inutiles. À cette fin, nous devons nous concentrer sur trois domaines.
Nous avons lancé toutes ces initiatives en 2003-2004, et il semble bien que grâce à elles, le Bureau sera occupé et productif pendant les années à venir. J'ai été soutenue à tous égards par un personnel appliqué et dévoué, sans lequel rien ne serait possible. C'est avec enthousiasme et détermination que j'attends les défis que nous réserve la prochaine année.

Sheridan Scott
La commissaire de la concurrence