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Le Bureau de la concurrence termine son enquête sur les prix des bovins et du boeuf au Canada

 

OTTAWA, le 29 avril 2005 – La demande de boeuf canadien de la part des consommateurs a fait en sorte que les prix sont demeurés stables même si les prix des bovins ont chuté après l’apparition de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au Canada. Telle est la conclusion du Bureau de la concurrence au terme d’une enquête rigoureuse.

Le Bureau a entamé son enquête en février 2004 pour déterminer si les entreprises de transformation du boeuf ou les épiceries avaient conclu des accords entre eux en vue de faire baisser les prix payés aux producteurs de bovins ou d’augmenter ou maintenir les prix du boeuf au détail. Le Bureau s’est aussi penché sur l’évolution des prix pour déterminer si elle découlait du fait qu’une ou plusieurs entreprises dominantes se seraient livrées à une pratique d’agissements anticoncurrentiels qui auraient limité la concurrence.

« Nous n’avons trouvé aucune indication de collusion ou d’abus de position dominante par les entreprises de transformation du boeuf ou les épiceries », a déclaré Richard Taylor, sous-commissaire de la concurrence. « Le Bureau continuera d’examiner les plaintes au sujet d’éventuelles activités anticoncurrentielles dans ces industries, surtout dans le contexte de la fermeture de la frontière américaine aux bovins canadiens. »

Le Bureau en est arrivé aux conclusions suivantes :

  • les prix du boeuf sont établis à l’échelle nord-américaine en raison de la réouverture de la frontière américaine aux exportations de boeuf désossé provenant de bovins de moins de 30 mois;
  • les prix des bovins ont chuté parce que les éleveurs ne peuvent vendre qu’aux abattoirs canadiens, ce qui a entraîné une forte surabondance de l’offre de bovins par rapport à la capacité des abattoirs canadiens;
  • les prix des bovins ont tendance à être volatils parce qu’ils sont habituellement déterminés sur des marchés de ventes aux enchères;
  • les prix réduits des bovins ne mènent pas nécessairement à des prix réduits du boeuf pour les consommatrices et les consommateurs;
  • le prix final du boeuf au détail comprend divers autres coûts en plus du prix des bovins, tels que le transport et la main-d’oeuvre.

Dans le cadre de son examen, le Bureau a communiqué avec des éleveurs et des associations d’éleveurs, des entreprises de transformation du boeuf et d’autres acteurs des industries du boeuf et des bovins, et a analysé l’information qu’ils lui ont communiquée. Le Bureau a aussi retenu les services d’un spécialiste de l’industrie qui a rédigé un rapport exhaustif, et il a fait faire des études économiques.

Le Bureau de la concurrence est un organisme indépendant d’application de la loi qui fait la promotion et maintient une concurrence équitable pour que les Canadiennes et les Canadiens bénéficient de prix concurrentiels, d’un bon choix de produits et d’un service de qualité. Il supervise l’application de la Loi sur la concurrence, de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l'étiquetage des textiles et de la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux.

Précis d'information
Rapport de l'expert de l'industrie
Résumés des études économiques

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Purvi Radia
Conseillère en communication
Direction générale des communications
819-953-8679

Pour de plus amples renseignements, le public peut communiquer avec :
Centre des renseignements
Bureau de la concurrence
819-997-4282
1-800-348-5358

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