Engagements pour accroître la concurrence dans l'industrie du transport aérien restructurée - Points saillants
Précis d’information
le 21 décembre 1999
Enjeu #1
Faciliter l'entrée ou l'expansion de nouvelles lignes aériennes
ou des lignes aériennes existantes
Dessaisissement des Lignes aériennes Canadien
régional (Canadien régional)
Air Canada fera de son mieux pour vendre Canadien régional selon les
termes suivants :
- Dans les 10 jours suivant la transaction, Air Canada et le commissaire
choisiront chacun un évaluateur-expert qui verront à la vente de
Canadien régional. La valeur sera déterminée dans les 30
jours suivants. L'offre demeurera ouverte pendant une période de 60
jours.
- Air Canada vendra Canadien régional à la meilleure offre
égale ou supérieure au prix d'évaluation.
- Pendant la période de vente, et pendant les 12 mois suivants, Air
Canada offrira des services de soutien à Canadien régional au
niveau offert présentement.
La vente de Canadien régional favorisera la
concurrence sur les circuits régionaux, incluant ceux desservis par Air
Canada.
Cession de créneaux horaires à
Toronto
- Air Canada cédera à d'autres transporteurs canadiens
jusqu'à 28 créneaux horaires de départ/arrivée par
jour aux heures de pointe à l'aéroport international Lester B.
Pearson, qui est l'aéroport canadien le plus achalandé. Huit
créneaux horaires seront cédés entre 7 h et 9 h et vingt
entre 15 h et 20 h; de plus, deux créneaux horaires cédés
devront être disponibles à chaque heure.
- Si Canadien régional n'est pas vendue, le nombre de créneaux
horaires dont Air Canada devra se dessaisir s'élève à
quarante-deux par jour.
La cession de créneaux horaires à la
principale plaque tournante du transport aérien au Canada encouragera
l'entrée ou l'expansion de nouveaux transporteurs aériens
canadiens ou de transporteurs déjà existants.
Accès aux points Aéroplan pour les
transporteurs existants et les nouveaux arrivants
- Air Canada est dans l'obligation de rendre disponible ses points
du plan
des grands voyageurs aux transporteurs canadiens admissibles selon des
conditions commerciales raisonnables.
- Les transporteurs qui participent au plan des grands voyageurs d'Air
Canada
peuvent aussi participer à d'autres programmes de récompense.
- Ces points doivent être échangeables pour tous les vols d'Air
Canada ou sur tous ceux de ses transporteurs aériens régionaux.
Les programmes pour grands voyageurs sont des outils de
commercialisation importants. Ce sera donc maintenant plus facile pour un
nouvel arrivant d'attirer des voyageurs de la classe affaires.
Vols et tarifs interlignes
- Air Canada devra conclure des accords concernant les vols et tarifs
interlignes avec tout transporteur canadien, en autant que le transporteur
réponde raisonnablement aux normes de l'industrie.
- Ces tarifs interlignes seront affichés adéquatement à
l'écran du système informatisé de réservation et
les agents de voyage auront un meilleur accès à ces services
combinés.
En combinant la structure de tarifs d'Air Canada avec de
plus petits transporteurs canadiens, les consommateurs épargneront de
l'argent. À la place de devoir payer le plein prix pour chaque segment
de voyage (comme c'est présentement souvent le cas), les consommateurs
pourront désormais acheter un seul billet à un prix plus
bas.
Aéronefs excédentaires certifiés
pour le marché canadien
- Pendant une période de trois ans, Air Canada devra
donner le droit de premier refus aux transporteurs canadiens pour tout
aéronef excédentaire.
En liant des condition à la vente d'aéronefs
excédentaires, les aéronefs qui ont été
certifiés pour le vol au Canada seront disponibles pour les nouveaux
transporteurs intérieurs ou ceux déjà existants.
Enjeu #2
Exploitations les transporteurs à escompte dans l'est du Canada
Encourager des transporteurs à escompte
- Air Canada assignera, au choix d'un nouveau transporteur à escompte,
les installations qu'il a récemment louées à
l'aéroport d'Hamilton à d'autres transporteurs à escompte
ayant besoin d'installations aéroportuaires à un coût
équivalent à celui d'Air Canada.
- Dans le cas où un transporteur à escompte commence à
desservir l'est du Canada, Air Canada a accepté de ne pas mettre sur
pied son propre service de transporteur à escompte avant le 30 septembre
2001. Si aucun transporteur ne semble intéressé, la date limite
d'Air Canada deviendra le 30 septembre 2000.
Comme il y a congestion à l'aéroport
international Pearson à Toronto, l'aéroport d'Hamilton semble
être une alternative de choix pour un transporteur qui désirerait
s'implanter en Ontario et se diriger vers l'est du Canada.
Enjeu #3
Conditions imposées au transporteur dominant
Surprimes des agents de voyage
- Afin d'uniformiser les règles du jeu, Air Canada modifiera son
programme de surprimes pour ses agents de voyages.
- Le programme ne sera plus basé sur les parts de marché ou sur
les revenus tirés des services intérieurs.
Le nouveau programme, basé sur les revenus
tirés des services transfrontièrs Canada/États-Unis et des
vols internationaux, ne pénalisera plus les agents de voyages qui feront
des réservations pour des vols intérieurs avec les nouveaux
arrivants. L'engagement n'inclut pas le montant ou le niveau de prime
reçu par les agents.
Cession d'installations aéroportuaires
- Lorsque le nombre combiné de guichets de
billetterie/d'enregistrement d'Air Canada et Canadien dépasse 60
pour-cent du total de l'aéroport, Air Canada devra offrir de vendre
à l'administration aéroportuaire pertinente ou à Transport
Canada au moins vingt-cinq pour-cent des guichets détenus
présentement par Canadien. Cet engagement s'applique aux
aéroports d'Ottawa et de Winnipeg, ainsi qu'à plusieurs autres
aéroports plus petits.
- À l'aéroport international de Montréal à
Dorval, Air canada a accepté de vendre aux Aéroports de
Montréal, pour utilisation commune, trois portes d'embarquement et les
passerelles de chargement adjacentes. Ceci semblait acceptable au Commissaire
de la concurrence.
- À l'aéroport International Lester B. Pearson , Air Canada
offrira de vendre au " Greater Toronto Airport Authority " quatre
portes d'embarquement et les passerelles de chargement adjacentes du Terminal
3, pour utilisation commune.
Rendre disponible des installations aéroportuaires
dans les aéroports les plus importants ouvrira l'accès aux
nouveaux arrivants. Ceci donnera également l'occasion aux transporteurs
existants d'accroître leurs services dans certains des plus importants
marchés canadiens.
La formule de Chicago
- Présentement, en vertu de la formule dite de Chicago, (qui couvre
les coûts de services aéroportuaires, la sécurité et
le déglaçage) les transporteurs, peu importe leur taille, se
partagent également le premier 20 pour-cent des coûts, puis se
divisent le reste des 80 pour-cent sur une base de volume de passagers. Air
Canada a accepté de modifier cette formule pour une qui sépare la
totalité des coûts sur une base de volume de passagers à
certains aéroports.
Cette modification de formule permet de réduire les
coûts par passager pour ces services pour les plus petits
transporteurs.
Majorité au titre des droits
- Présentement, la majorité au titre des droits permet à
un transporteur dominant de retarder des plans d'expansion en capital
proposés à un aéroport. Air Canada a accepté de ne
pas se servir de ses droits dans certains aéroports et sous certaines
circonstances.
Ceci permet d'assurer que la construction de nouvelles
installations ne sera pas retardée.
Le Bureau de la concurrence est un organisme
indépendant d'application de la loi chargé d'examiner les
fusionnements et de veiller à la conduite licite des affaires au Canada,
telle que définie dans la Loi sur la concurrence.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Ray Pierce
819-953-4308
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